Archives pour la Catégorie ‘Philosophie’

Matt Ridley s’est un jour posé cette question : pourquoi l’espèce humaine a été capable de se développer ainsi ? La réponse qu’il a trouvée est passionnante… Les idées se reproduisent ! Combinaison, association, mix, fusion, appelez-ça comme vous le voudrez, mais les idées se mélangent en permanence pour donner de nouvelles idées encore plus géniales !

Cette théorie sur la mise en commun des savoirs et les résultats qu’elle génère résume parfaitement les siècles que notre espèce a traversés. Et elle prend (selon moi) encore plus de sens à une époque ou les réseaux de communication (Internet, vous connaissez ?) rendent le partage d’idées omniprésent ! Ce cher Monsieur résume avec tout le talent d’un grand conférencier, comment nos ancêtres ont inventé le concept d’Open Source, de crowdsourcing… il y a des millénaires de ça.

IMPORTANT : L’équipe Uzful tient à remercier Antoine Coubray, auteur du retour d’expérience suivant, qui nous a paru particulièrement pertinent. N’hésitez pas à aller visiter son blog (problématiques e-commerce & de très bonne analyses d’opérations du point de vue utilisateur) et/ou le suivre sur Twitter : @Coubray .

Par souci d’efficacité commerciale, je suis à la recherche de toute solution qui raccourcit le trajet entre un prospect / client et mon offre.

Le tag 2D répond à cette demande. Implanté sur un support de communication, il permet le déclenchement d’une action pré-définie par le commerçant. Le tag 2D, ses cousins les flashcode, smarttag sont des facilitateurs de relation directe au client.

Bose expérimente avec échec le tag 2D

Aux aguets, j’ai repéré la dernière campagne d’affichage Bose. Je l’ai vu dans le métro, sur la ligne 1, à la station Charles de Gaulle (le détail a son importance, vous le verrez). Elle promeut deux produits : une station d’accueil pour iPhone, un casque. Elle intègre un tag 2D sur chaque 4 par 3.

Une affiche 4 par 3, un mobile tag dans le coin et hop !

Stimulé, j’ai dégainé mon iPhone, lancé mon application dédiée : MobileTag. Jusqu’ici tout va bien.

Le tag est repéré. Le navigateur mobile est lancé. La connexion est établie. J’arrive en quelques secondes sur la page Bose. Je suis entre Charles de Gaulle et Georges V.

Page de transition à 2 choix et une ergonomie "sybilline"

J’ai face à moi deux options non immédiatement identifiables : une icône de type « play » sur un lecteur multimédia, une invitation textuelle à visiter le site Bose.

Premier échec : mise à disposition d’un contenu multimédia trop lourd

Mon premier choix a été de voir le contenu multimédia. Vous vous souvenez, j’étais avant Georges V, le contenu – 45 secondes de vidéo – a été disponible à Palais Royal, soit 5 stations et environ 5 minutes après le clic.

3 à 5 minutes d'attente... Pour 45 secondes d'une vidéo sans valeur ajoutée.

Sa consultation s’est révélée sans valeur ajoutée. Sans mon intérêt professionnel, j’aurais oublié Bose.
Vous pouvez objecter que je n’avais pas à me connecter dans le métro. Le flux mobile est disponible en Edge, pas en 3G. Oui, mais l’affiche était dans le métro. La consultation de contenus légers passe sans problème.

Second échec : accès à un site non optimisé pour le mobile

Arrivé au Palais Royal, j’ai donc opté pour la seconde solution : la visite du site Bose. J’ai été rapidement (1 station) rerouté vers un site conçu pour une consultation sur PC, illisible sur mon mobile.

Alternative, accès au site Bose non optimisé pour le mobile.

Profitons du raté Bose : 4 principes pour une utilisation réussie du tag 2D

Il faut apprendre de ses échecs. Il est encore plus simple d’apprendre de ceux des autres.
Je retiens donc de cette mésaventure, 4 lignes directrices pour de futures opérations exploitant les SmartTag :

  • Ergonomie mobile : Exploiter ces tags c’est dialoguer avec les consommateurs en situation de mobilité. La conception des pages, les natures des contenus tout doit être pensé pour le mobile. La première manifestation visible d’une telle conception est dans l’ergonomie. Les modes d’interaction doivent exploiter les standards de ces outils.
  • Site mobile à tous les étages : Les pages doivent être optimisées pour le mobile. Les contenus doivent être livrés dans des sites mobiles. L’ensemble du message doit s’intégrer dans un site dédié à cet univers.
  • Légèreté du contenu : En raison des contraintes actuelles des réseaux, la vitesse d’affichage doit être privilégiée. La légèreté du contenu est donc une priorité. Je pense qu’il faut bannir pour l’instant le son, la vidéo et rester au texte, à l’image fixe (photo, illustration).
  • Contenu et proposition à valeur ajoutée : Enfin, et surtout, ces démarches font sens si elles délivrent une valeur « in-situ » à l’utilisateur. Disons par exemple : le complément factuel à l’affiche (caractéristiques techniques, photos…), le point de vente le plus proche (géolocalisation), un formulaire simple pour obtenir un échantillon ou être rappelé… Bose dispose de toutes ces informations sur son site web, les adapter à la nature de l’opération était possible à moindre effort.

Avez-vous déjà repéré des opérations réussies d’information directe du consommateur utilisant le tag 2D ? Si oui, je suis preneur des références.
Article original publié chez Antoine Coubray

Les semaines passent et ne ressemblent pas ! Après un constat simple et indiscutable sur le marketing digital et sa propension à submerger toutes les strates du marketing traditionnel, mes sources d’inspiration se sont concentrées, cette semaine, sur une seule et même idée : les marques, marketing en première ligne, peuvent et doivent œuvrer pour un monde plus « heureux ». 3 sources édifiantes et passionnante…

Advertising Relaoded

Un essai signé Vincent Balusseau, sous-titré « Vers une communication (encore) plus utile » et publié dans Influencia. Extraits choisis :

Si l’exercice flirte avec l’utopie, il ne relève néanmoins pas de la pure fiction. [...] Le brand(ed) content et autres branded entertainment participent de logiques visant justement à renouveler l’attractivité des messages de marques ou directement commerciaux. [...] Le changement de perspective, est à la fois profond et salutaire, puisqu’il prend le pari de gagner et de récompenser l’attention que le public aura choisi d’accorder [...].

Or à cette aune, celle de la valeur, de l’utilité directement ou indirectement générée pour le public, peu de publicités résistent à l’examen. Contenus de marque, publicités « sur mesure », creusent néanmoins un sillon fertile et laissent entrevoir des possibilités inédites. [...] Serait-il possible d’envisager sur cette basse une « refondation » de la publicité, qui placerait la valeur créée pour ses publics, et l’utilité qu’elle contribue à générer au cœur de celle-ci ? Cette publicité ainsi repensée pouvant même s’imposer comme l’aiguillon d’un nouveau capitalisme réformé…[...] L’attention serait plus que jamais la ressource rare, chère, qu’il convient de susciter et de transformer au travers de véritables « propositions ».[...] Sortiront des campagnes qui peu à peu dresseront les contours d’Agences s’imposant de fait comme des « Architectes de la valeur », travaillant autant pour le public que pour leurs marques.

(télécharger le pdf)

Radical transparency will change the world

Autre penseur de la communication, Alex Bogusky, le co-fondateur de l’agence CP+B (qui gère de sympathiques petits budgets tels que Microsoft, Burger King, ou Gap), dont l’approche rejoint complètement celle que nous venons d’aborder. Sans s’attarder sur les modalités de mise en place d’un tel système (je vous renvois plus haut), le génie Bogusky soutient que la redistribution du pouvoir initiées par le social web présage d’une profitable relation « win/win » entre marques et consommateurs, la transparence étant la clé de cette nouvelle donne :

La transparence exacerbée est bonne pour les grands groupes, dit-il. Les marques les plus transparentes ont de multiples avantages pour leurs dirigeants, elles peuvent créer davantage de conversations avec leurs consommateurs, et leurs employés sont plus heureux dans leur travail. L’humanité (valeur) peut succéder à la rentabilité à tous prix comme ultime pouvoir sur la Terre, et les entreprises peuvent travailler au service de l’humanité.

Tout l’article sur la Stanford Social Innovation review

Conservation Economy

Dernière source, et non des moindres, ce billet de l’agence Né Kid relatant l’initiative de certains membres de son réseau (Naked) qui participent au projet Conservation Economy. Un groupe de réflexion qui tente de définir le rôledes professionnels du marketing et de la communication dans le monde de l’après « hyper-consumérisme ». Extrait :

Si le marketing a profondément influencé les comportements et les attitudes de ces 50 dernières années, il peut et doit user du même pouvoir pour renverser la vapeur et convertir la croissance à la modele durab.

Projet à suivre de très près ! (ici sur Twitter)

Pour ceux (c’est intolérable d’ailleurs !) qui ne nous suivent pas sur Facebook, Twitter, ou depuis peu Linkedin (qui vient juste de mettre en place les pages « Company »), et qui n’ont donc pas eu l’occasion de parcourir la présentation de notre agence, voilà le mal réparé (elle sera également consultable dans l’onglet « à propos » de notre blog). Bonne lecture !

Comme vous l’aurez constaté, Uzful est une agence qui intègre le social web au cœur de sa réflexion. Non pas parce que c’est le buzz word du moment, mais parce que nous sommes convaincus qu’en donnant au consommateur le pouvoir de participer à l’évolution des marques, nous aiderons celles-ci à devenir des marques utiles, des marques incontournables à ses yeux.

Cette semaine a été riche en réflexion pour l’humble blogueur que je suis… D’abord, parce qu’en multipliant les casquettes (je détaille plus loin), on multiplie les approches, ensuite, parce que l’actualité de la blogosphère française y a mis son grain de sel ! Réfléchir… Mais à quoi ? A la place du digital essentiellement. Que ce soit dans le monde du marketing ou dans le monde normal (les 2 étant plutôt complémentaires !), les technologies numériques sont suffisamment développées pour pouvoir affirmer que « plus rien ne sera jamais comme avant ! ».

Je m’explique : L’avènement de l’internet mobile (en 2014, la majorité des accès se feraient avec des objets mobiles) avec un coup de pouce non négligeable des tablettes du type iPad,va complètement perturber la vie telle que nous la connaissons. Bientôt, on ne fera plus la différence entre une expérience digitale devant un écran d’ordinateur et celles que nous vivrons dans la rue, à la maison, et bien entendu dans les lieux de consommation !

Casquette n°1 : « M. le professeur »

Photo World Bank Photo Collection (Flickr - CC)

Cette semaine, j’ai été invité à enseigner des notions de webmarketing à des étudiants d’une école de communication (par laquelle je suis moi-même passé). 3 heures pour balayer ce qu’est le marketing « connecté », c’est peu… Donc ma démarche s’est concentrée sur un objectif : faire réaliser à mes étudiants que la différence entre webmarketing et marketing n’avait plus lieu d’être. Les annonces presse, les affiches, les spots TV ou radio seront interactifs, les événements sont préparés, relayés, archivés sur le Net, les RP ne peuvent plus imaginer exercer leur métier sans intégrer l’influence online (le média le plus crédible à ce jour étant le bouche-à-oreille), le CRM va connaître son apogée grâce au nouveau Facebook (parmi d’autres) et ses bases de données titanesques, et enfin le marketing opérationnel va pouvoir utiliser avec boulimie les données sociales et géolocalisées que notre néo-consommateur embarquera dans son iPhone, Pad, Pod ou Touch. Donc est-il sensé aujourd’hui de penser le marketing sans la notion de connexion ? D’interaction ? Je me permets de répondre pour vous et pour mes étudiants… Non !

Casquette n°2 : « le blogueur »

Photo 2 Dogs (Flickr - CC)

En tant que blogeur, on passe beaucoup de temps sur le blog des autres. Il s’agit de comparer les avis, s’inspirer, donner son opinion, s’entraider… Et cette semaine, c’était sur le très bon blog de Cyroul que la bombe était lâchée : une jeune stagiaire en agence de publicité témoigne (anonymement) de la place du digital dans les « grandes agences de publicité »… « Vitrines vides », « déclineurs », « étrangers », « bouffons du roi », les mots sont durs, mais ils sont justes. J’ai moi-même vérifié ça au cours de multiples collaborations avec ce type d’agence (j’ai été freelance dans une autre vie), peut-être même la sienne… Et aux très nombreux commentateurs d’y apporter leurs contributions : les experts du digital sont vus comme la 5e roue du carrosse alors qu’ils vont bientôt intervenir sur toutes les problématiques, les méthodes au sein de ces agences sont périmées, les plus hauts salaires n’ont pas intérêt à laisser le digital monter trop vite car il faudrait partager le gâteau (si ce n’est laisser sa place), et enfin, les annonceurs n’y voient que du feu pour l’instant car eux-mêmes ne disposent que très rarement de spécialistes capables de juger la pertinence d’une reco digitale… Là, je me dis qu’on est nombreux à partager la même opinion, et que si même les stagiaires (sans dimension péjorative, mais avec toute l’innocence qu’ils sont censés avoir) le remarquent : l’esbroufe conservatrice ne durera plus très longtemps !

Casquette n°3 : le concurrent

Quand on partage sa vision du marché avec un concurrent, il y a 2 solutions : le plagiat, ou la reconnaissance. Vous aurez remarqué que j’ai choisi la 2ème. Comme je l’ai évoqué plus haut, et comme je l’avais déjà évoqué sur ce blog en abordant l’expérience de  social shopping Good Guide (que vous retrouverez dans la présentation de Nurun), le processus d’achat ne sera, lui non-plus, jamais comme avant ! Il sera connecté, interactif, social ou ne sera pas !

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