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Parmi les professionnels de la com, beaucoup pensent (espèrent) que notre métier – boosté par ses super-pouvoirs digitaux – va enfin se retrouver son rôle de moteur, voire même accélérer un processus que nous savons tous salutaire (voire crucial) pour l’espèce humaine et ses cousins animaux : le changement.  Si vous avez l’habitude de nous lire, vous savez que nous figurons parmi ces professionnels bercés d’idéalisme, mais inéluctablement élevés au réalisme. C’est pourquoi vous parler de cette initiative, ne peut même plus s’apparenter à de la simple curation blogosphèrique, mais bel et bien à un devoir, en tant que citoyen de la planète marketing !

Alex Bogusky dans le rôle du Gourou

Pour les dilettantes (on dit junior dans notre joli métier), Alex Bogusky est connu comme étant un des plus grand publicitaire de sa génération. Il a dirigé de main de maître l’agence Crispin Porter + Bogusky qu’il avait intégrée en 1989 (le + Bogusky est arrivé après, vous l’aviez compris) en tant que Directeur Artistique. Pendant cette période, il a dominé le monde de la création publicitaire avec des prix à ne plus savoir qu’en faire, des titres dignes d’un membre de la Haute aristocratie britannique, mais surtout une vision du métier que très peu de pubards parviennent à entrevoir… En 2010, il claque la porte de CP+B pour se consacrer à un projet aussi visionnaire que militant  « The Fearless Revolution » ou comment mettre la créativité de certains, au service, non plus des toutes puissantes forces économiques, mais de super-consommateurs dont le pouvoir augmente chaque jour ! Leur claim : « Collaboration is the new competition ».

COMMON comme « Intérêts communs »

Dans sa définition officielle, COMMON est un hydre à 3 têtes :

  • tout d’abord un incubateur d’entreprises fait de business innovant et responsables,
  • ensuite, une communauté faite de personnes en chair et en os,partageant une volonté commune,
  • et pour finir, une marque collaborative chargée de véhiculer l’esprit de cette association : »Une marque qui donne de l’envergure aux petites idées, idées suffisamment grandes pour changer le Monde. »

Ce tiercé gagnant résume parfaitement la vision d’Alex :

  • L’entreprise de demain doit d’abord servir les intérêts de l’Homme, en se rendant utile et en pensant aux conséquences de ses actions,
  • les hommes doivent collaborer davantage pour dépasser le poids de l’individualisme, et développer une conscience collective
  • le marketing (2.0 of course) au cœur de cette révolution : Pour créer un nouveau Monde, il vaut mieux utiliser les meilleurs outils !

Pub !

Il y a toujours des initiatives qui nous touchent par leur pertinence, des idées qu’on souhaite voir grandir intérieurement, ou des personnes qui méritent le respect… Et bien ici, pour ma part, je coche les 3 cases au marqueur indélébile. COMMON est le genre de phénomène qui nous tire par le haut, qui nous inspire aussi bien derrière notre écran 21″ ou en brainstorming semi-éveillé, et qui risque de marquer, non seulement l’économie mondiale, mais aussi notre manière de considérer le travail, la création ou les relations humaines pour les quelques décennies à venir…

 

Comme l’année a commencé depuis déjà 11 jours et que l’actualité de l’agence parvient à m’empêcher de bloguer quand je le souhaiterai, je me suis dit que quelques révisions sur fond de challenge ultra-motivant pouvait te faire patienter ô lecteur adoré.

Parce que tu ne me connaissais peut-être pas encore…

En mars dernier, j’avais soulevé innocemment la question suivante « A quand la fin des agences de pub ?« . Rebondissant sur une vidéo (d’anticipation ?) intitulée « The last advertising agency on earth », qui annonçait bien la couleur au pays du 30 secondes.

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Parce que tu crois que je suis le seul blog de l’Internet…

Un peu plus tard (en octobre), j’ai fait une infidélité à cet espace d’expression et de veille exacerbée pour tenter l’ascension d’un arbre exotique… J’ai participé au concours #enHautDuCocotier organisé par @NicolasBordas, en soumettant ce petit texte (Et si les médias sociaux n’étaient pas des médias ?) qui n’avait la prétention que de servir le discours que je construis un peu partout sur la toile.

Parce que tu digérais ta 3e part de bûche…

Je ne pouvais pas terminer l’année sans exposer la théorie qui a germé dans ma tête tout au long de l’exercice 2010… Rien de révolutionnaire bien sur, mais tout de même de quoi alimenter une petite polémique (oui le titre le cherchait bien..) et surtout, des faits qui ont le mérite d’être avérés. Avec « les blogueurs sont-ils l’avenir de « l’agence conseil » ?« , je livrais une question en forme de Citrate de Bétaïne à laquelle nous comptons bien apporter un début de réponse en 2011 !

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C’est quoi ton challenge ?

Challenge, exercice de style, « contribution sponso », tu appelleras ça comme tu veux. Mais, si tu as une théorie capable de lier ces 3 billets ou une accroche magique qui donnerait davantage de sens à leur présence sur une même page, je t’invite à la partager en commentaire !

J’inviterai personnellement (et avec plaisir) à déjeuner l’auteur de la plus belle sentence dans un restaurant de mon choix ! Mes critères de sélection ? Aucune idée, mais si tu me lis, tu sais. ;)

PS : Ne pas oublier de renseigner ton email.

En annonçant la création d’une catégorie dédiée au retour sur investissement pour son édition 2011 - le Lion de la Créativité Efficace (pas évident à traduire dans la langue de Jacques Séguéla) – le très bling-bling Festival de Cannes, émet un signal fort à destination du marché de la publicité et de ses créations quelques fois sur-valorisés… La créativité doit désormais prouver son utilité ! Il va falloir s’y résoudre, la crise est passée par là, et avec elle, bon nombre de pratiques aussi ancestrales que désinvoltes ont fait le grand saut. Retour sur une évolution majeure de notre métier.

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logo du Festival de Cannes de la Publicité

Digitalisation de la Culture Pub

Parce que faire de la pub créative sans résultats concrets, c’est comme draguer en boite et rentrer bredouille (une grande perte de temps et d’argent – je sais, l’image est borderline), le métier s’active dare-dare à mieux évaluer son rôle dans le succès de la marque. Comme si la percée, que dis-je, l’invasion de la communication digitale, a.k.a. reine du ROI grâce à une forte propension à être mesurée précisément, avait obligé inspiré les hautes sphères de la pub dans leur manière d’évaluer la performance…

Quand on s’appelle Uzful, on ne peut que s’en réjouir !

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Des signes qui ne trompent pas

Parler d’efficacité, de résultats, de performance, c’est bien et je dirais même que c’est pas nouveau. Combien de billets sur des blogs marketing de qualité abordent le sujet ? Combien de débats pointus autour de cette notion qui parait aussi légitime qu’incomprise : le ROI ? Avec l’avènement des médias dits « sociaux », dont le fonctionnement et l’intérêt échappent encore à une majeure partie du marché (côté agence, comme annonceur), la notion de calcul du ROI a fait un come back d’anthologie (Tapez « ROI » + « médias sociaux » dans Google) ! De mémoire de (plus ou moins jeune) communicant, jamais on avait assisté à une telle course à la mesure… Course certainement boostée par le développement sous amphets de Facebook et de ses copains chronophages.

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Enfin, les grands s’y mettent…

Même si le Prix Effie (qui récompense l’efficacité publicitaire) en est à sa 17e édition, l’indicateur « efficacité » a toujours connu un désamour notoire face à son cousin bodybuildé  « la créativité ». Sans doutes que l’objectivité inhérente à la notion d’efficacité ne pouvait se hisser au niveau de la subjectivité d’une création (qui réussi le lourd challenge de faire sourire tout un parterre de publicitaires encore sous les effets du champagne de la soirée passée) ?!

Mais les choses changent… D’abord le Roi des Festivals, celui de Cannes, prend des mesures contre les projets fantômes présentés dans le seul but de revenir avec un petit félin doré, ensuite il accueille cette fameuse nouvelle catégorie, celle de la Creative Effectiveness. Vus les enjeux intrinsèquement liés aux résultats de ce type de festivals, il n’y aucuns doutes à avoir sur l’évolution majeure que connait le marché des « agences créa ». La communication ne se contente plus de faire savoir, elle « fait valoir », reprenant sa place de pilier dans le mix marketing de la marque. Ouf !

Sources @willbord @Jerome_L & @KarineRedfield

Je vais me risquer à un exercice que je n’ai pas pratiqué depuis l’année de mon Bac (2001 plus précisément) et qui, à l’époque, avait le don de stimuler ma motivation autant qu’une Verveine-Menthe. Cet exercice, c’est la fiche de lecture, ou comme on dit au Café de Flore, la critique littéraire.

L’exercice porte sur un livre engagé, qui a eu son 1/4H de gloire on et offline, et qui, outre un amas de pages de papier, représente un véritable concept. Il s’agit de No Impact Man – baseline française : Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ?

Le pitch

Couverture de No Impact Man

Un écrivain new-yorkais se sent de plus en plus mal dans sa peau d’hyper-consommateur/pollueur occidental et décide d’écrire un livre pour dénoncer un style de vie qui le pousse à maudire chacun de ses concitoyens, lui compris. Problème. Pour être crédible quand on veut parler environnement, il faut au moins 30 ans d’activisme chez Greenpeace, ou a minima sortir du MIT. Colin Beavan, n’est rien de tout ça. Il décide donc, après un petit temps de réflexion, de vivre l’expérience qui le crédibiliserait : passer 1 an en réduisant au maximum son empreinte environnementale et en témoigner.

Le souci

1/ Il vit à New-York, point névralgique de la culture du jetable, et rien n’est fait pour l’aider dans son épopée.

2/ Il est marié à une Carrie Bradchow (bis), qui trouve son épanouissement dans la collection de bottes dernier cri et soigne le vide de sa vie de citadine dans le café et dans la Télé Réalité.

3/ Lui et elle, ont une petite fille de moins d’un an qui, avant ses 2 ans, devrait avoir souillé au moins 4 000 couches en plastique (non, elle n’a pas spécialement de problèmes de digestion).

4/ Il va devoir supporter une pression familiale, sociale, et médiatique qui pourrait bien le marginaliser à vie et lui faire perdre tout ce qu’il a mis des années à obtenir.

5/ Il va devoir réapprendre à se servir de se sa tête et de son corps pour : cuisiner, bricoler, se déplacer, nettoyer, porter, changer sa fille, etc. En gros, tout ce que l’industrialisation est parvenue à remplacer, à coups d’automatisation, de standardisation, de transformation chimique, de transformation d’énergie fossile, etc.

Le concept

En écrivain de son temps, il va naturellement témoigner de cette expérience sur un blog dédié (toujours en activité), blog qui va susciter beaucoup d’intérêt auprès des médias, lui rendant tantôt la tâche encore plus difficile, tantôt un énorme service en lui redonnant l’énergie nécessaire pour mener son action à bien !

Sans ce blog, sans Internet, cette aventure n’aurait pas été la même. Elle n’aurait surement pas suscité autant d’intérêt. Elle n’aurait surement pas été aussi interactive. Elle n’aurait peut-être pas été menée jusqu’au bout…

Page d'accueil du site No Impact Project

La philosophie

Plus qu’une aventure environnementale, on se rend très vite compte de la portée sociale de son action : apprendre à prendre son temps, apprendre à respecter les richesses qui nous sont offertes, apprendre à prendre ses responsabilités en tant qu’être humain, à communiquer avec les autres, à rire, se taire, souffrir, passer la journée à faire l’amour, pleurer, toutes ces choses que l’on fuit par peur de ne pas savoir, ou de ne plus avoir à faire semblant…

Vous l’aurez compris, ce livre met des mots sur un mal très profond, un mal que nous essayons tous de contenir à travers une « consommérisation » de nos vies, mais qui se venge sur notre environnement pour mieux nous faire remarquer qu’il existe. Ce mal, c’est la vie. La vraie vie… faite de blessures, de sourires, de morts, de naissances, de tout ce qui fait que nous sommes des êtres vivants. Négationniste intériorisé s’abstenir ;)

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JEU-CONCOURS

##  RDV sur la page Facebook de Uzful pour remporter 5 éditions françaises de No Impact Man ! ##

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Bonus : Le trailer du film qui a été tourné pendant son aventure et le compte Twitter de No Impact Man !

Image de prévisualisation YouTube

Matt Ridley s’est un jour posé cette question : pourquoi l’espèce humaine a été capable de se développer ainsi ? La réponse qu’il a trouvée est passionnante… Les idées se reproduisent ! Combinaison, association, mix, fusion, appelez-ça comme vous le voudrez, mais les idées se mélangent en permanence pour donner de nouvelles idées encore plus géniales !

Cette théorie sur la mise en commun des savoirs et les résultats qu’elle génère résume parfaitement les siècles que notre espèce a traversés. Et elle prend (selon moi) encore plus de sens à une époque ou les réseaux de communication (Internet, vous connaissez ?) rendent le partage d’idées omniprésent ! Ce cher Monsieur résume avec tout le talent d’un grand conférencier, comment nos ancêtres ont inventé le concept d’Open Source, de crowdsourcing… il y a des millénaires de ça.

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