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Celles et ceux qui ont une télé et qui s’en servent de manière relativement mainstream n’ont pu passé à côté d’un phénomène : les américains mangent énormément de « snacks », et ce, dès le plus jeune âge ! Et la réalité dépasse peut-être même la fiction quand on lit les résultats de la dernière étude en date sur le sujet… 27% des calories ingurgitées par les enfants américains (2-18 ans) provient du snacking ! Si encore 75% des américains n’étaient pas en sur-poids, ça passerait surement bien… mais là !

Comment séduire les plus gros consommateurs de snacking du monde avec des légumes ?

Plus que des aliments, le snacking est un mode de vie donc pas la peine d’essayer de remettre bobonne (ou papa) derrière les fourneaux, c’est mort. Il va falloir attaquer les chips, pop-corn, crackers et autres coockies sur leur propre terrain ! C’est ce qu’a commencé à faire Mike Yurosek (l’histoire des « baby carrots ») en transformant les carottes non-calibrées en mini- carottes toutes mignonnes et surtout toutes commercialisables !

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Le succès fut tel que les « baby carrots » furent même proposées en alternative aux frites avec les burgers de l’ami Mickey (à Disneyland, donc) ! Mais l’effet de mode passé, il fallait trouver une vraie stratégie marketing pour pouvoir tenir tête à l’industrie du « grignotage gras, sucré et salé » dont l’emprise sur les enfants américains est, on l’a vu, énorme !

C’est désormais chose faite avec la campagne lancée hier par la toute puissante coopérative des bébés carottes à destination de la jeunesse yankee ! Leur strat ? utiliser les mêmes armes que leurs concurrents, tout en profitant de la tendance « diet food » qui sévit aux US. Et ici, on ne rigole pas :

  • des packagings à rendre jaloux Doritos (3 différents sont prévus),
  • présence dans les distributeurs aux alentours des écoles,
  • un univers créatif  aussi « attractif et décalé » que ceux des marques de snacks,
  • événementialisation saisonnière débridée (Les Scarrots débarquent pour Halloween !),
  • une appli mobile qui réagit au son du machônnage de carotte,
  • et bientôt un spot TV tout aussi barré que le reste…

Le tout pour un investissement de 25M $ et signé par Crispin Porter + Bogusky !

Les 3 packaging imaginés pour cette campagne intégrée

Résultats ?

A n’en point douter, un coup de jeune monstrueux pour les « baby carrots » et avec elles, peut-être toute l’industrie des fruits et légumes non transformés, qui est confrontée à un cruel rejet du consommateur moyen US. Et surement une bonne polémique de notre côté de l’Atlantique !

Je vois déjà les défenseurs de la noblesse gastronomique dénoncer LE sacrilège (en France, nous sommes spécialistes !)… Mais quand il s’agit de santé publique, et non plus de culture, ou de tradition, les méthodes importent-elles autant ? Je pense être un véritable amoureux de la bonne bouffe, mais les Etats-Unis ont franchi un cap très dangereux en matière d’alimentation et de santé, et ce, il y a très longtemps… Le débat est ouvert !

Source USAToday

Rapide constat sur l’obésité aux Etats-Unis (qui ne sont que les précurseurs d’un mouvement qui se veut global dans les pays occidentaux) : 30 à 35% de la population souffre d’obésité, qui représente le 1er poste de dépense en matière de santé publique avec 150 milliards de dollars alloués chaque année ! En 30 ans, le taux d’obésité a triplé et les cas d’obésité « morbide » (les plus graves) se sont également généralisés. Et enfin, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, les enfants américains risquent de voir leur espérance de vie diminuer comparée à celle de leurs parents ! Sédentarité, malbouffe, surconsommation, les raisons de ce désastre sanitaire sont assez bien connues pour ne pas en faire un paragraphe…

2eme constat plus intéressant, les  adolescents américains sont d’énormes consommateurs de jeux vidéos (99% des garçons et 94% des filles jouent avec respectivement 16,4 et 9,2 heures passées par semaine) ! OK, les jeux vidéos d’hier ont surement contribué à obtenir les chiffres de notre introduction, mais aujourd’hui nous voilà arrivés à l’ère du « serious gaming » !

Comment intéresser les pré-ados occidentaux aux notions de lutte contre l’obésité ?

« Let’s Move! » est un mouvement américain dont la vocation est d’améliorer la santé des nouvelles générations… Il a l’originalité d’avoir été initié par la 1ere Dame des Etats-Unis, Michelle Obama (c’est un peu l’équivalent de notre « Opération Pièces Jaunes » nationale !). Et au sein de ce « mouvement », il y a un dispositif qui a le mérite de marier « utilité » et « pertinence », il s’agit de « Apps for Healthy Kids« . En quelques mots : un concours de création et de développement d’applications ludiques ou pratqiues (web, mobile, iPad, consoles… tous les supports sont envisageables) vouées à éduquer les enfants ou leurs parents aux problématiques de nutrition et d’exercice physique. 60 000$ à la clé pour les applications retenues – Mon impression : ils auraient pu faire un effort VS les 150 milliards évoqués plus haut…

Page d'accueil du site Apps for healthy kid

Des jeux pour apprendre à être moins gros : ça parait peut-être saugrenu pour les parisiens, mangeurs de sushis que nous sommes, mais pas pour les millions d’Américains (et leurs congénères occidentaux) qui, générations après générations, ont complètement oublié les notions de « bonne santé » les plus élémentaires…  Ni pour Jamie Oliver, brillant nutritionniste anglais, qui propose carrément (dans de ce TedTalks passionnant) d’enseigner « l’alimentation » dans les écoles américaines !!

Revenons-en à nos applications… Perso, j’ai eu un petit coup de cœur pour Pick Chow, un module de création de repas interactif qui me rappelle un site développé par les pouvoirs publics anglais (si quelqu’un retrouve l’url, je prends !) :

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Résultats ?

Entre le 10 mars et le 30 juin 2010, 93 applications ou jeux ont été proposées (elles sont toutes ici). Plus de 40 000 personnes se sont déclarées « supporters » de l’opération sur le site (la page facebook rassemble de son côté plus de 30 000 personnes) et 10 projets recevront des subventions allant de 1 000 à 10 000 $. Sachant que ce challenge ne s’adresse qu’aux personnes censées pouvoir participer au développement d’un serious game ou d’une appli, ces chiffres sont plutôt très positifs !

Notre conseil pour la prochaine édition : Michelle, demandez une rallonge budgétaire à votre époux ! 60K$ c’est un peu light pour s’attaquer à un aussi gros chantier ;)

Source

Plus d’info sur les « jeux vidéos santé »

Je pense que nous sommes tous d’accord pour affirmer que l’activité « shopping » ne suscite, dans la majorité des cas, pas d’engagement éthique à proprement parler. Mis à part quelques marques plus ou moins émergentes de création (voir « Uzful : Marc Jacobs s’engage avec Protect the skin you’re in« ) ou de distribution (je pense notamment au site de M. Poulet qui ne distribue que des textiles bio), pas évident de changer le monde en essayant de ressembler aux stars des magazines !

Comment inciter les gens au don de sang dans une société toujours plus individualiste ?

Le problème avec le don du sang vs se déplacer en scooter électrique, c’est que l’engagement effectué ne se voit pas à l’extérieur. Hormis, un sparadrap pendant quelques heures pouvant potentiellement amener à un « t’as fait une prise de sang ? », pas évident de placer « je donne mon sang » dans une soirée mondaine…

L’idée qu’a eu la très belle agence hollandaise Nobel (non-profit), a donc été de valoriser les donneurs de sang ! Comment ? Ils ont demandé à des créateurs de mode d’imaginer une collection inspirée par le thème « The act of giving (blood) » qu’ils ont réalisée et présentée à la Fashion Week d’Amsterdam* : « The Red Rail » !

Page d'accueil du site The Red Rail

L’astuce réside dans son modèle de distribution. Pour pouvoir acheter un des modèles, il faut obligatoirement être inscrit sur une liste de donneur de sang ! 1/ On valorise la démarche des inscrits en leur donnant accès à une très belle collection. 2/ On leur permet de se valoriser socialement lorsqu’ils racontent l’histoire de leur dernière « folie »… Un des leviers fondateur de l’industrie du luxe !

Résultats ?

Certes, la marque fraîchement créée n’a pas la force de frappe d’un Zara ou d’un H&M, donc on n’imagine pas des millions de fashionistas accourir du jour au lendemain dans les centres de don de sang, mais la collection risque de susciter un buzz fashionisto-médiatique important lors de sa mise en vente aux YDU au mois de février prochain !

*Pour l’histoire, la Fashion Week d’Amsterdam intègre une compétition réservé à la « mode verte », the Green Fashion Competition !

Via NéKid

Ils sont américains, stars du hip hop, et ont souvent très vite compris que les réseaux sociaux sont pour eux une formidable opportunité (que ce soit en terme de gestion de l’image ou purement commerciale). Pour peu –bien entendu- que ces mêmes réseaux soient utilisés intelligemment.

Voici donc un rapide best-of des initiatives originales :

Lil Wayne aka Weezy

Répond régulièrement aux lettres de ses fans sur le blog et le compte Twitter ouverts spécialement depuis qu’il est incarcéré.  (Les autorités ont apparemment peu apprécié la présence d’un fusil semi-automatique chargé dans son bus de tournée.)

Facebook : 9.132.965 fans | Twitter : 503.339 followers

Kanye West

Utilise son blog et site officiel pour faire partager ses passions: Uniformes de l’armée impériale d’Autriche, mobilier Versace, photos de mannequins et de Rolex, de son propre intérieur et des groupes qu’il apprécie. Mais aussi pour promouvoir le site de son association caritative. Et oui.

Facebook : 3.028.671 fans | Twitter : 407.000 followers

50 Cent

Possède aussi un mini réseau social intégré à son site officiel, offre toute les semaines aux inscrits la possibilité de télécharger un nouveau mix hip hop, et ce gratuitement. Son compte Twitter relaie des évènements d’actualité, et peu d’éléments de sa vie privée. Ce qui lui vaut félicitations comme critiques.

Facebook : 2.926.722 fans | Twitter : 2.834.032 followers

Lupe Fiasco

Donne l’opportunité à ses fans de rejoindre son « armée »: Un réseau social propriétaire où les fans échangent sur le meilleur moyen de promouvoir les chansons de l’artiste, avec remontée et mise en avant des plus actifs. Plutôt Malin.

Facebook : 616.847 fans | Twitter : 144.051 followers

Ludacris

Utilise son compte Twitter pour mettre en avant sa marque de cognac, et y organise aussi une « bataille des sexes » tous les jours pour booster son audience. La finesse n’est pas forcément au rendez-vous, mais ça à l’air tout de même de bien fonctionner.

Facebook : 768.774 fans | Twitter : 672.287 followers

Russell Simmons

En 2009 il a été nommé rédacteur en chef de Global Grind, un site référent qui communique autour de l’industrie du hip hop. Rédacteur prolifique et véritable pro des réseaux sociaux, il rédige lui même régulièrement des articles pour… le Huffington Post !

Facebook : 36.872 fans | Twitter : 382.576 followers

…Et les artistes français dans tout ça ? Vous en connaissez qui jouent le jeu de s’investir en personne via les blogs ou médias sociaux ? Personnellement, je sèche.

Source.

Le Brésil est désormais bien connu pour la beauté de ses femmes, qu’elle soit radicalement corrigée au bistouri ou simplement amplifiée par quelques  artifices cosmétiques… Vous imaginez bien que quand on passe son temps à améliorer son paraître, l’épreuve « photo d’identité » et ses « contraintes techniques » peut vite tourner au cauchemar esthétique pour nos beautés latines !

Comment créer une forte complicité entre une marque de soins capillaires et la gente féminine ?

Attendez que le contexte soit optimal… La semaine de la femme à São Paulo semblait convenir. Ensuite à vous de mettre intelligemment votre marque à contribution !  C’est ce qu’a fait Wella en créant « the Koleston Spot for Beauty » (Koleston étant une des marques « Grand public » de Wella) : un studio de coiffure et de maquillage couplé à un studio photographique pour permettre aux femmes qui s’y sont rendues de repartir avec une belle photo d’identité, qui reflète leur  beauté telle qu’elle la voient !

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La photo étaient directement utilisée pour intégrer le pass de l’événement, mais surtout sa version numérique étaient immédiatement envoyée aux participantes pour servir d’avatar digital sur les médias sociaux Facebook, Twitter et Orkut (le réseau social de Google particulièrement prisé au Brésil avec plus de 40 M de membres)…

Résultats ?

Plus de 2000 femmes sérieusement hameçonnées par la marque et désormais toutes ravies de sortir leurs papiers d’identité ! Mais surtout un buzz médiatique considérable : reportage au JT, article dans la presse quotidienne et magazine, et bien entendu billets de blog et gazouillis (Twitter) en très grand nombre !

Qui a dit que la vanité était un défaut ?

Une idée qui tue vue chez Nicolas Bordas

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