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Manu, @manuzful

Moi quand j’étais petit, j’aimais pas l’école. Vous aussi ? Et n’avez vous jamais eu à près coup une illumination sur une leçon que vous n’aviez jamais compris grâce à un ami, un exemple, une lecture ? Moi ça m’a fait ça tout le temps. Par exemple je ne comprenais l’utilité d’une leçon bien souvent que l’année suivante, quand on nous expliquait le grand principe qui la régit elle et une multitude d’autres.

En bref je me suis souvent dit qu’on aurait dû m’apprendre ceci ou cela de telle ou telle autre manière inexploitée par le système éducatif classique. Et bien Sal Khan aussi !

Connaissez vous Sal Khan, l’éducateur le plus populaire sur Youtube à ce jour ? Ex-analyste financier de 33 ans, diplômé du MIT, il fut convaincu par son entourage de sa vocation de pédagogue.
Sa premère mission ? Aider son lointain cousin en Maths en les lui apprenant comme il aurait aimé qu’on les lui apprenne à lui…

« L’indien dans le placard » [uhuh].

Pour cela il enregistra quelques leçons en vidéo depuis son placard de chambre. Et depuis, il ne s’est jamais arrêté …
Ses vidéos sont devenus un phénomène, une salle de classe ouverte au monde entier : une collection de 2400 vidéos pédagogiques en anglais d’environ 20 minutes chacune.

Petit Kahn dans son placard

Petit Kahn dans son placard :)

Un format dépouillé et efficace : un tableau noir où s’affichent les points clés de la leçon, et en voix-off le commentaire clair et direct de l’initiateur du projet.

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Sal Khan fonde son enseignement sur les connaissances testées aux examens d’entrée dans les universités américaines.

Et aujourd’hui

La collection fait 2400 vidéos. La Khan academy a récolté plus de 150 000 $ de dons via le compte paypal de l’organisation, accessible via le compte youtube ou le site. Ainsi Khan peut se verser un petit salaire tout en se consacrant à 100% à l’enregistrement de leçons et à la communauté. La collection a commencé avec les mathématiques auxquelles elle réserve une grande part. Mais elle s’est aussi ouverte à la finance, l’économie, la chimie, les droits civiques, la physique….

Parlons-en de ce site tiens, je ne m’y étais pas rendu depuis 1 ans, et je suis à nouveau hyper impressionné de la cohérence du modèle de la Khan academy :
Chaque leçon youtube est intégrée à une page, comportant en plus un petit quizz de mise en pratique de la leçon. On est guidé intelligemment de leçon en leçon, puis de matière en matière.
Chacun a accès à un espace qui lui est personnel avec tout ses résultats aux leçons, ses point forts et faibles par sujets, une sorte de bulletin de notes et de progression dynamique en quelque sorte.
Encore plus fort : élève a l’école, professeur, principal, apprenti du dimanche, adulte en reconversion ou « Alien passant par là », il y a un rôle pour chacun et un discours adapté à chaque cible. Le prof peut très facilement fédérer ses élèves autour de son compte sur khanacademy.org par exemple. Il pourra alors accèder à des statistiques d’analyse et de surveillances de « sa classe » et de chacun des élèves. Idéal pour complèter un enseignement classique à l’école, et pour orienter chacun des élèves vers les leçons qui lui seront le plus utiles. Regardez donc la vidéo de présentation ci-dessous pour vous en convaincre.

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Et enfin pour ramener à la maison : Le TedTalk sur le phénomène :)

Ce matin, point de buzzwords compliqués tels que l’#IntelligenceCollective, l’#OpenData ou autres #Solomo.
Non non.

C’est bientôt les fêtes, on ne va pas se claquer le cerveau maintenant, voici donc le conte de Noël du jour :

Il était une fois Kristin, une chef Californienne, qui débarque à Paris. La jeune cuisinière n’a pas forcément envie d’emprunter sur 6 générations pour se payer un fond de commerce parisien et la com’ qui va avec, alors elle va plutôt faire avec les moyens du bord.
Comme elle est bien maline, Kristin ne tarde pas à identifier toute une clientèle de bobos trentenaires sur-connectés, élevés à la junkfood mais néanmoins en recherche de qualité.

Alors « Le Chef » Kristin se paye un vieux camion, se met à vendre des burgers qui cartonnent (avec du « vrai » pain, de la « vraie » viande et tout) dedans… Et twitte les endroits oû le camion s’arrête.

 

Résultat : une file d’attente monstrueuse, et une utilisation des réseaux sociaux bien plus maline que bien des opés récentes à gros budget.
Well done, Kristin.

Source : http://www.lecamionquifume.com/
(bon par contre le site manque cruellement de photos de burgers en HD. Espérons que ça vienne.)

PS : Profitons-en aussi pour rendre hommage à l‘inventeur autoproclamé du hamburger, feu Kim Jong Il.

Parmi les professionnels de la com, beaucoup pensent (espèrent) que notre métier – boosté par ses super-pouvoirs digitaux – va enfin se retrouver son rôle de moteur, voire même accélérer un processus que nous savons tous salutaire (voire crucial) pour l’espèce humaine et ses cousins animaux : le changement.  Si vous avez l’habitude de nous lire, vous savez que nous figurons parmi ces professionnels bercés d’idéalisme, mais inéluctablement élevés au réalisme. C’est pourquoi vous parler de cette initiative, ne peut même plus s’apparenter à de la simple curation blogosphèrique, mais bel et bien à un devoir, en tant que citoyen de la planète marketing !

Alex Bogusky dans le rôle du Gourou

Pour les dilettantes (on dit junior dans notre joli métier), Alex Bogusky est connu comme étant un des plus grand publicitaire de sa génération. Il a dirigé de main de maître l’agence Crispin Porter + Bogusky qu’il avait intégrée en 1989 (le + Bogusky est arrivé après, vous l’aviez compris) en tant que Directeur Artistique. Pendant cette période, il a dominé le monde de la création publicitaire avec des prix à ne plus savoir qu’en faire, des titres dignes d’un membre de la Haute aristocratie britannique, mais surtout une vision du métier que très peu de pubards parviennent à entrevoir… En 2010, il claque la porte de CP+B pour se consacrer à un projet aussi visionnaire que militant  « The Fearless Revolution » ou comment mettre la créativité de certains, au service, non plus des toutes puissantes forces économiques, mais de super-consommateurs dont le pouvoir augmente chaque jour ! Leur claim : « Collaboration is the new competition ».

COMMON comme « Intérêts communs »

Dans sa définition officielle, COMMON est un hydre à 3 têtes :

  • tout d’abord un incubateur d’entreprises fait de business innovant et responsables,
  • ensuite, une communauté faite de personnes en chair et en os,partageant une volonté commune,
  • et pour finir, une marque collaborative chargée de véhiculer l’esprit de cette association : »Une marque qui donne de l’envergure aux petites idées, idées suffisamment grandes pour changer le Monde. »

Ce tiercé gagnant résume parfaitement la vision d’Alex :

  • L’entreprise de demain doit d’abord servir les intérêts de l’Homme, en se rendant utile et en pensant aux conséquences de ses actions,
  • les hommes doivent collaborer davantage pour dépasser le poids de l’individualisme, et développer une conscience collective
  • le marketing (2.0 of course) au cœur de cette révolution : Pour créer un nouveau Monde, il vaut mieux utiliser les meilleurs outils !

Pub !

Il y a toujours des initiatives qui nous touchent par leur pertinence, des idées qu’on souhaite voir grandir intérieurement, ou des personnes qui méritent le respect… Et bien ici, pour ma part, je coche les 3 cases au marqueur indélébile. COMMON est le genre de phénomène qui nous tire par le haut, qui nous inspire aussi bien derrière notre écran 21″ ou en brainstorming semi-éveillé, et qui risque de marquer, non seulement l’économie mondiale, mais aussi notre manière de considérer le travail, la création ou les relations humaines pour les quelques décennies à venir…

 

Ce week-end, j’ai profité d’une mini-accalmie sur mes projets en cours pour faire les soldes, et tant que j’y étais, rattraper ma veille terrain pas toujours facile à concilier avec veille numérique, vie sociale et autres activités à caractère aussi vitale… J’ai donc découvert Merci, le concept store design et solidaire ouvert en 2009 par Marie-France Cohen, la Fondatrice du BonPoint (pour ceux qui ne connaissent pas, l’article de l’Express décrit bien l’ambiance).

Vue du 1er étage du concept store Merci

Quand design et utilité font bon ménage

A en lire Wikipédia, le design ne se définit pas de la même façon que l’on soit d’un côté de la Manche ou de l’autre. Même singularité de part et d’autre des Alpes, voire d’une boutique à l’autre de la même rue ! Bref, le design est une discipline un peu fourre-tout, ce qui arrange bien ceux qui en font commerce.

En France, on recherche davantage l’harmonie entre les formes et les fonctions. Transition toute trouvée pour vous parler de l’exposition Stack It qui se tient du 20 janvier au 19 février dans ce lieu aussi rassurant qu’atypique.

Stack It, c’est quoi ?

Empiler, emboiter, plier et ranger, la vie d’aujourd’hui nous oblige souvent à trouver des combines pour compenser le cruel manque d’espace inhérent à une urbanisation toujours plus importante (50% de la population mondiale vit en ville) et des loyers toujours plus élevés (d’autant plus à Paris).

Stack It, c’est donc l’art de gagner de l’espace sans sacrifier à l’esthétique. Une forme d’utilité pragmatique que j’apprécie au plus haut point ! Mais comment ça se traduit ? 2 exemples parmi d’autres…

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Les Chaises 510 (Cigüe Design) qu’on empile les unes sur les autres comme à la petite école. Un modèle sur lequel on a tous passé de longues heures d’histoire-géo pas forcément folichonnes qui aujourd’hui fait la joie des bobos en trip régressif !

Le Livre dédié à ce design hyper-fonctionnel et minimaliste (Design For Small Spaces de Jennifer Hudson) et le set d’ustensiles de cuisine emboitables qui choisi pour illustrer la couverture.

Couverture de Designs for Small Spaces

Voilà pour vous mettre l’eau à la bouche ! Notre confort à l’avenir est peut-être dans ces créations intelligentes qui se jouent des formes et des matières pour mieux apprivoiser l’espace. Chacun sa définition de design, mais pour moi, vous l’avez compris, le design sera utile ou ne sera pas !

Le mieux pour se faire une idée, c’est d’aller faire un tour Boulevard Beaumarchais et se plonger dans le monde de l’infiniment bien conçu. Entre 2 craquages shopping (vous pouvez y aller tous les benefs sont reversés à une assoc à Madagascar, c’est solidaire je vous avais prévenu!), l’expo (où tout s’achète aussi !) vaut son pesant de couteau suisse.  ;)

Et pour continuer dans la thématique, je suis obligé de vous faire voir ou revoir cet appartement de 32 m² transformé par son génie de propriétaire pour accueillir pas moins de 24 pièces !

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On a beau avoir une conscience éthique et responsable (pour certains), il n’est pas toujours évident de la synchroniser avec ses besoins du quotidien. Les points de vente, tels qu’ils existent aujourd’hui, n’apportent pas suffisamment d’informations au péquin moyen lorsqu’il est amené à faire les choix cruciaux comme râpé Monop’ ou râpé Président… Et ça les arrangeaient bien !

La technologie numérique au cœur du changement !

Mais heureusement le digital est passé par là, et aujourd’hui nous pouvons faire nos courses tout en sachant, au choix : 1/ Si on paie le prix le plus bas (Leclerc et son « Qui est le moins cher ?« , ou Kelkoo et ses petits frères pour le eCommerce) 2/ Si on se brûle la peau à coups de soins et crèmes cosmétiques hypertoxiques (Cosmetox, le guide édité par Greepeace) 3/ Si on consomme des fruits et légumes de saison en fonction de notre situation géographique (L’application iPhone Locavore uniquement dispo aux US)

Émetteurs  différents, problématiques différentes, formes différentes (message à Greenpeace et Leclerc : L’appli mobile, c’est pratique quand on est en situation de shopping !!) mais une ambition commune : assister le consommateur lambda dans son « mieux consommer » et lui offrir un vrai choix, libéré de l’influence du marketing à papa (= dénué de preuves), face à un linéaire plein de stop-rayon aguicheurs. Ça ne marche pas, ça cartonne ! Et dans le cas de Leclerc, ça s’appelle de la brand utility.

Seulement voilà, on a beau acheter un jus d’orange « Bio » dans son supermarché préféré, rien ne nous indique si cette innocente brique d’1L n’a pas nécessité l’intervention d’une main-d’œuvre surexploitée, voire carrément réduite à l’esclavage…

Mon iPhone fait dans le social !

Non, non, vous ne vous méprenez pas ! Votre iPhone (et bientôt les autres smartphones, on espère ?!!!) peut vous aider à faire des choix plus éthiques en matière de conditions de travail, et d’exploitation de nos congénères des Pays en Voie de Développement. Heureusement, si vous n’êtes pas en possession du fameux téléphone à la pomme, vous pouvez aussi consulter la base de donnée de Free2Work sur son site Internet

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Comment ça marche ? Free2Work est un site collaboratif (encore en beta), lancé par l’International Labor Rights Forum, qui propose une base de produits et de marques classifiés en fonction de leurs pratiques sociales vis-à-vis de leurs employés ou sous-traitants. La classification prend en compte les actions mises en œuvre par les entreprises ou au contraire le manque d’actions concernant le travail forcé (des enfants notamment), elle va de A pour « Sustainable System to Prevent Forced and Child Labor », à F (le E n’existe pas, il doit y avoir une raison…?) pour « No Action on Forced or Child Labor ».

Page daccueuil du site Free2Work

Niveau interface, on entre par une catégorie de produits ou on saisie directement le produit que l’on souhaite soumettre et le tour est joué ! Et forcément, comme dans tous sites collaboratifs digne de ce nom, la communauté occupe une place prépondérante, avec par exemple, une mise en avant des membres sur la home du site, ou un espace de co-knowledge (partage du savoir) à la disposition de tous.

Focus sur un membre de la communauté

Bref. Ce site a tout pour atteindre ses objectifs, à savoir lutter contre l’esclavagisme moderne, et il mérite quelques minutes de votre temps !

Dans la thématique « guide-pour-une-consommation-plus-responsable », cette initiative a un air de famille très appréciable avec l’excellent GoodGuide (dont nous vous avions parlé ici), site et application mobile qui attribuent une note sociale, environnementale et sanitaire aux produits de consommation.

Quel marché n’a pas encore son guide ?

Via Nova

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