On a beau avoir une conscience éthique et responsable (pour certains), il n’est pas toujours évident de la synchroniser avec ses besoins du quotidien. Les points de vente, tels qu’ils existent aujourd’hui, n’apportent pas suffisamment d’informations au péquin moyen lorsqu’il est amené à faire les choix cruciaux comme râpé Monop’ ou râpé Président… Et ça les arrangeaient bien !
La technologie numérique au cœur du changement !
Mais heureusement le digital est passé par là, et aujourd’hui nous pouvons faire nos courses tout en sachant, au choix : 1/ Si on paie le prix le plus bas (Leclerc et son « Qui est le moins cher ?« , ou Kelkoo et ses petits frères pour le eCommerce) 2/ Si on se brûle la peau à coups de soins et crèmes cosmétiques hypertoxiques (Cosmetox, le guide édité par Greepeace) 3/ Si on consomme des fruits et légumes de saison en fonction de notre situation géographique (L’application iPhone Locavore uniquement dispo aux US)
Émetteurs différents, problématiques différentes, formes différentes (message à Greenpeace et Leclerc : L’appli mobile, c’est pratique quand on est en situation de shopping !!) mais une ambition commune : assister le consommateur lambda dans son « mieux consommer » et lui offrir un vrai choix, libéré de l’influence du marketing à papa (= dénué de preuves), face à un linéaire plein de stop-rayon aguicheurs. Ça ne marche pas, ça cartonne ! Et dans le cas de Leclerc, ça s’appelle de la brand utility.
Seulement voilà, on a beau acheter un jus d’orange « Bio » dans son supermarché préféré, rien ne nous indique si cette innocente brique d’1L n’a pas nécessité l’intervention d’une main-d’œuvre surexploitée, voire carrément réduite à l’esclavage…
Mon iPhone fait dans le social !
Non, non, vous ne vous méprenez pas ! Votre iPhone (et bientôt les autres smartphones, on espère ?!!!) peut vous aider à faire des choix plus éthiques en matière de conditions de travail, et d’exploitation de nos congénères des Pays en Voie de Développement. Heureusement, si vous n’êtes pas en possession du fameux téléphone à la pomme, vous pouvez aussi consulter la base de donnée de Free2Work sur son site Internet…
Comment ça marche ? Free2Work est un site collaboratif (encore en beta), lancé par l’International Labor Rights Forum, qui propose une base de produits et de marques classifiés en fonction de leurs pratiques sociales vis-à-vis de leurs employés ou sous-traitants. La classification prend en compte les actions mises en œuvre par les entreprises ou au contraire le manque d’actions concernant le travail forcé (des enfants notamment), elle va de A pour « Sustainable System to Prevent Forced and Child Labor », à F (le E n’existe pas, il doit y avoir une raison…?) pour « No Action on Forced or Child Labor ».

Page daccueuil du site Free2Work
Niveau interface, on entre par une catégorie de produits ou on saisie directement le produit que l’on souhaite soumettre et le tour est joué ! Et forcément, comme dans tous sites collaboratifs digne de ce nom, la communauté occupe une place prépondérante, avec par exemple, une mise en avant des membres sur la home du site, ou un espace de co-knowledge (partage du savoir) à la disposition de tous.

Focus sur un membre de la communauté
Bref. Ce site a tout pour atteindre ses objectifs, à savoir lutter contre l’esclavagisme moderne, et il mérite quelques minutes de votre temps !
Dans la thématique « guide-pour-une-consommation-plus-responsable », cette initiative a un air de famille très appréciable avec l’excellent GoodGuide (dont nous vous avions parlé ici), site et application mobile qui attribuent une note sociale, environnementale et sanitaire aux produits de consommation.
Quel marché n’a pas encore son guide ?
Via Nova