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La malbouffe et sa pathologie préférée « l’obésité » sont des problèmes de riches. On pourrait dire « vivons gros, vivons heureux » mais ce petit travers de gloutons, va bientôt générer des dépenses colossales (215 milliards de $ par an aux USA) en terme de santé, de productivité et d’infrastructures.

A côté de ça, on vous parle de plus en plus de la gamification du quotidien, mais vous pensiez que c’était parce qu’on faisait des caps entre les repas. Fail. Foodzy est une réseau social pour aider ceux qui veulent manger mieux (on est pas à l’époque des résolutions ?) par des mécaniques de gaming.

Dashboard avec statistiques, badges de récompenses, challenge à ses amis, tout est pensé pour améliorer sa nutrition de manière ludique. Foodzy existe (heureusement) en version mobile pour checker sa bouffe à n’importe quel moment et endroit !

 

Perso, je pense qu’il faut être à un stade d’ignorance nutritionnelle  assez énorme pour bénéficier des bienfaits d’un tel service. Mais quand on sait que certains jeunes américains (ou anglais) ne reconnaissent pas une pomme de terre si elle n’est pas coupé en frite (voir la conférence Ted sur le sujet)… ça ouvre des portes.

En tant que néo-consommateurs, on cherche souvent des alternatives concrètes et adaptées au système de l’hyper-choix, du gâchis généralisé et de la modification génétique ! Après avoir tester :

- les paniers de fruits et légumes bio (un peu démesurés pour un « single » et qui nécessitent de savoir/vouloir cuisiner certains produits non-familiers de type topinambour :P ),

- les supermarchés bio (juste à côté de l’agence) qui vendent des produits importés d’un peu partout sur la planète avec leur lot de packaging inutiles (pas exclusivement mais bon),

- et les marchés bio parisiens qui ont juste oublié leur cagoule pour spécifier la nature immuable du hold-up,

je cherchais toujours LA solution qui répondrait intégralement à mon besoin.

Et un beau jour…

 

La Ruche qui dit oui présentée par La Ruche qui dit oui :

Pour information 1

Le créateur d’une ruche touche 10% du montant des commandes en tant qu’initiateur et hébergeur de la ruche. Le site, qui fournit, maintient, fait évoluer la plateforme et met à disposition le service de paiement prélève lui-aussi 10% des transactions.

Pour information 2

Une ruche est en construction à St-Mandé (pas loin de l’agence)… donc si vous êtes dans le coin et que ça vous intéresse, sortez de l’anonymat !

 

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Celles et ceux qui ont une télé et qui s’en servent de manière relativement mainstream n’ont pu passé à côté d’un phénomène : les américains mangent énormément de « snacks », et ce, dès le plus jeune âge ! Et la réalité dépasse peut-être même la fiction quand on lit les résultats de la dernière étude en date sur le sujet… 27% des calories ingurgitées par les enfants américains (2-18 ans) provient du snacking ! Si encore 75% des américains n’étaient pas en sur-poids, ça passerait surement bien… mais là !

Comment séduire les plus gros consommateurs de snacking du monde avec des légumes ?

Plus que des aliments, le snacking est un mode de vie donc pas la peine d’essayer de remettre bobonne (ou papa) derrière les fourneaux, c’est mort. Il va falloir attaquer les chips, pop-corn, crackers et autres coockies sur leur propre terrain ! C’est ce qu’a commencé à faire Mike Yurosek (l’histoire des « baby carrots ») en transformant les carottes non-calibrées en mini- carottes toutes mignonnes et surtout toutes commercialisables !

Image de prévisualisation YouTube

Le succès fut tel que les « baby carrots » furent même proposées en alternative aux frites avec les burgers de l’ami Mickey (à Disneyland, donc) ! Mais l’effet de mode passé, il fallait trouver une vraie stratégie marketing pour pouvoir tenir tête à l’industrie du « grignotage gras, sucré et salé » dont l’emprise sur les enfants américains est, on l’a vu, énorme !

C’est désormais chose faite avec la campagne lancée hier par la toute puissante coopérative des bébés carottes à destination de la jeunesse yankee ! Leur strat ? utiliser les mêmes armes que leurs concurrents, tout en profitant de la tendance « diet food » qui sévit aux US. Et ici, on ne rigole pas :

  • des packagings à rendre jaloux Doritos (3 différents sont prévus),
  • présence dans les distributeurs aux alentours des écoles,
  • un univers créatif  aussi « attractif et décalé » que ceux des marques de snacks,
  • événementialisation saisonnière débridée (Les Scarrots débarquent pour Halloween !),
  • une appli mobile qui réagit au son du machônnage de carotte,
  • et bientôt un spot TV tout aussi barré que le reste…

Le tout pour un investissement de 25M $ et signé par Crispin Porter + Bogusky !

Les 3 packaging imaginés pour cette campagne intégrée

Résultats ?

A n’en point douter, un coup de jeune monstrueux pour les « baby carrots » et avec elles, peut-être toute l’industrie des fruits et légumes non transformés, qui est confrontée à un cruel rejet du consommateur moyen US. Et surement une bonne polémique de notre côté de l’Atlantique !

Je vois déjà les défenseurs de la noblesse gastronomique dénoncer LE sacrilège (en France, nous sommes spécialistes !)… Mais quand il s’agit de santé publique, et non plus de culture, ou de tradition, les méthodes importent-elles autant ? Je pense être un véritable amoureux de la bonne bouffe, mais les Etats-Unis ont franchi un cap très dangereux en matière d’alimentation et de santé, et ce, il y a très longtemps… Le débat est ouvert !

Source USAToday

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