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Si vous bossez dans le marketing, il est peu probable que vous ayez réussi à passer à côté de la notion de « brand utility ». Ne serait-ce que parce que vous êtes en train de lire ce blog, qu’il s’appelle Uzful (astuce phonétique !!) et que l’agence qui le tient porte le même nom ! Même si aucune définition n’est vraiment arrêtée, ce qu’on aime dans la Brand Utility, c’est sa propension à faciliter et améliorer le quotidien des consommateurs… que ce soit à l’échelle de leur petit confort, ou carrément à l’échelle de la planète (il parait qu’il y a un lien…).

Mais n’est pas utile qui veut, et avoir l’idée qui rendra votre marque plus sympathique, présente à l’esprit, voire incontournable aux yeux du consommateur n’est pas toujours évidente à trouver. Les agences (quand l’initiative vient d’elles) doivent faire preuve d’ouverture, souvent maitriser les nouvelles technologies mais surtout apprendre à écouter le client… ou comment l’insight conso (eyt peut-être le métier de planeur stratégique ?) regagne ses lettres de noblesse ?

Bref. Tout ça pour en venir à ça :

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Page d'accueil du site "Save as WWF"

« Save as WWF » Un petit software tout con, au coût de développement scandaleusement bas pour les habituer du GRP, mais qui, accompagné d’une campagne tout ce qu’il y a de plus minimaliste, risque de faire le tour de la planète à la vitesse d’un concorde volant à l’éthanol !

Pourquoi ? parce que c’est utile, que ça apporte une solution non-moralisatrice à un problème latent de notre société (souvenez-vous de la mention « n’imprimez pas cet email » au bas des emails que vous recevez au bureau) et que ça va en faire kiffer un paquet de coller une extension .wwf à un document, tout en empêchant leur client/collègue/patron éco-insensible d’en faire une preuve de son individualisme exacerbé !

Alors pour le téléchargement, c’est ici (Mac seulement, mais y a écrit « Windows version coming soon ») et pour le like, c’est ! Bravo WWF !

Quelque fois pour « faire du buzz », on demande à quelqu’un d’expert en la matière de remonter les manches. On a bien notre Remi Gaillard national, qui doit en être à sa 68e opération virale (originalité quand tu nous tiens !), mais les limites du bonhomme s’affirment vite quand on tente de le projeter dans le monde élitiste et cruel des hipsters ! Ici, les courses à la saucisse ou les canulars à l’endive n’ont pas d’emprise… Et oui, un branché ne rigole pas grassement, il apprécie le second degré de l’œuvre.

Comment créer des contenus capables d’intéresser les branchés du monde entier ?

Onglet "True Colors" sur la page Facebook Swatch

Il nous reste toujours Sébastien Tellier, ou Frédéric Beigbeder, mais ils étaient déjà pris par, au choix : Lacoste, Uniqlo, American Apparel, Galeries Lafayette Homme, Suchard et j’en passe… Bienvenue dans le branchouille mainstream !

Pour essayer de taper juste, Swatch a eu la (bonne ?) idée de lancer « un défi à des chroniqueurs de mode en leur demandant d’interpréter la collection Swatch New Gent » dans des vidéos assumant plus ou moins bien leur filiation à l’ère Jean-Paul Goude. Le dispositif s’appelle « True Colours » – la collection de la marque étant clairement « colorée » – et on a le choix entre 24 créations toutes aussi graphiques les unes que les autres, pour affirmer sa branchitude ! Tout se passe sur Facebook : One « like » and you’re in !

« Votez pour votre magazine préféré et gagnez peut-être une montre Swatch New Gent », telle est la finalité de ce challenge adressé à la planète hipeland ! Autant, l’idée d’inviter les canards graphiques, bien connus de nos amis AD, ne me parait pas complètement saugrenue (le directorus artiscticus étant bien un prescripteur de 1er choix pour ce type de collections), autant l’engagement requis pour la participation (un simple vote + tirage au sort) me semble très light, voire insignifiant pour que l’affect entre les supports et le consommateur final fasse réellement son travail…

Tout en étant séduit par les créations issues de ce concours (je ne suis pas AD, mais j’ai une montre verte), j’ai comme un goût de « et après ? » qui me reste au travers de la gorge… Peut-être que la marque, sacrifiant l’engagement sur l’hôtel de la base de donnée a sous-estimé le pouvoir des contenus qu’elle avait fait réalisés ? Wait and see.

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Allez en cadeau, je vous offre la création « Vielle Angleterre » du magazine WAD

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Le marché des compagnies aériennes est devenu, depuis une bonne dizaine d’années, la montagne russe de l’économie internationale… Entre la hausse de prix du brut, qui a déjà impacté de 5,2% celui des billets en Europe, une mauvaise gestion, la montée en puissance des compagnies low cost (Ryan Air en tête), la percée de la philosophie écologique et les giga-fusions présentées comme le seul moyen de parer à tous ces « fléaux », on assiste chaque année à de nouvelles banqueroutes… et à des renouveaux tout aussi risqués qu’improbables (peut-être que le mythe du phœnix suscite davantage de croyance chez les businessmen des airs ?) !

Comment renforcer la préférence de marque sur un marché hyper-concurrentiel ?

Point n°1, assurer la base : l’offre, la sécurité, le confort, la ponctualité…bref. Point n°2, c’est au marketing de jouer ! Le Brand Content, ça vous dit quelque chose ? Nous oui. Et à Air France aussi. Le fleuron de l’aviation nationale, a même été jusqu’à créer un label de musique pour appuyer sa démarche (voir le billet : Marques et brand content, une histoire qui commence à peine, avec une initiative très similaire du côté de… Eurostar !), Air France Music était né :

« L’art du voyage selon Air France c’est aussi une invitation au voyage par les sens. En proposant à bord de ses avions mais aussi sur le net, des sélections musicales invitant au rêve, à la relaxation et au ressourcement, Air France met à la disposition de tous des morceaux et contenus rares voire exclusifs d’artistes du monde entier, reconnus ou à découvrir. »

Rappel direct à la signature de la marque : « Faire du ciel, le plus bel endroit de la Terre ». Malin, utile, et légitime ! Air France se positionne en véritable fournisseur de « zénitude », et ça, dans un monde de plus en plus stressant et menaçant… ça marche !

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Quand Brand Content rencontre Community Management…

Jeu concours "L'aventure A380 Inspiration by Air France Music"

Là où Air France a bien compris l’intérêt du Brand Content, c’est quand la compagnie propose, aux artistes qu’elle promeut (Gonzales, The Shoes et Monsieur Monsieur), de composer un titre exclusif pendant le vol Paris/Tokyo ouvert récemment… Une bonne manière d’affirmer sa French Touch !

Et là où Air France a super bien compris le principe du Community Management, c’est quand elle propose, en exclusivité, à sa communauté de fans Facebook (Air France Music sur Facebook) de concourir pour gagner 3 séjours de rêves dans la capitale nippone ou, au moins, assister aux concerts événements organisés en Europe par le label ! Au programme : A/R pour Tokyo en A380, 2 entrées VIP pour le concert tokyoïte et 2 nuits d’hôtel sur place.

Résultats ?

Sans avoir les chiffres de participation, je mets ma main à couper que le nombre de fans du label (être fan étant une condition incontournable pour participer au jeu concours) va se prendre un bon gros coup de botox (31 951, à l’heure où j’écris ces mots) ! Et même, si je suis pas représentatif du client lambda Air France (les low cost s’entendent mieux avec ma CB), j’ai déjà 13 « amis » Facebook qui sont fans de la marque ! Dont quelques-uns, qui ne l’étaient pas hier…

Outre les chiffres, je tiens à féliciter Air France pour son approche globale (une même opération peut servir à faire connaître, recruter, fidéliser, engager…) et pour la pertinence de ses choix artistiques. A n’en pas douter, nous avons un exemple de ce qui se fait de mieux en matière de communication intégrée !

Un petit tour sur leur Myspace pour atterrir en douceur… :)

Pour commencer, un constat simple : les histoires de couettes entre l’industrie des biens culturels et celle du marketing ont toujours été, et seront toujours. Pour le meilleur et pour le pire, les marques ont depuis longtemps senti l’intérêt de s’acoquiner avec l’Entertainment (plus ou moins mainstream) pour séduire leurs consommateurs dans un contexte plus détendu et travailler par la même occasion leur « iconisation ».

Rappel

Dans les années 40, les lessiviers américains cherchent de nouveaux moyens de se rapprocher de leur cible principale : la ménagère de moins de 50 ans. Comme à l’époque, il est coutume pour une femme de rester à la maison pour s’occuper de son foyer, ils inventent les soap operas (pour les curieux : un article bien documenté sur Le Soap Opera) ! Ou plus concrètement les ancêtres de « Lost », « 24″ ou encore Mad Men ! Rapidement, des séries sont produites sans l’aide de ses « producteurs venus du bac à lessive », mais avec un objectif toujours aussi bien identifié : plaire à la ménagère, et à tous les annonceurs qu’elle intéresse. Des décennies de création plus ou moins quali suivront avec toute l’opulence financière que cela pouvait générer…

Mais Internet est arrivé, et avec lui, son lot de technologies de numérisation, offrant à tous les citoyens connectés de cette Terre, un bon moyen de ne plus accorder de valeur marchande aux biens culturels ! Nous sommes entré dans l’ère de la Freeconomy (économie de la gratuité, chère à Chris Anderson) qui va toucher tour-à-tour l’économie du disque, du DVD, du jeu vidéo, et enfin du livre (avec le développement des tablettes type iPad ou Kindle d’Amazon, l’industrie du Livre entame à peine sa révolution).

Contenu roi, le brand content a le vent en poupe !

Fléau économique pour les producteurs et éditeurs de ces biens, qui, souffrant d’une culture de l’innovation relativement sclérosée, ne parviennent pas à redresser la barre et préfèrent défendre le peu qu’il leur reste plutôt que d’investir sur de nouvelles manière de monétiser la création. Et opportunité monstrueuse pour des challengers venus de tous les marchés, et souvent beaucoup plus enclins à connaître les désirs de leurs consommateurs : les marques de la grande consommation !

–> Plusieurs niveaux de collaboration et de branding


La production « One shot »

Couverture du livre

LIVRE : Kid Cook Book aux éditions Culinaires

Le livre a bénéficié du soutient promotionnel de la marque de produits pour bébé Béaba, lors de sa sortie. L’ouvrage décrit les usages du Babycook, un robot vendu par la marque qui accompagne les bébés tout au long de leur croissance, et donne les astuces pour en prolonger la durée de vie et diversifier les utilisations (utilisation des accessoires, etc).

Niveau de branding : fort – Investissement : faible – Affinité : moyenne +

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L'offre Tesco location de DVD

CINEMA : Paris Connections produit par Tesco

Le géant de la grande distri made in UK se lance dans la co-production de long-métrages avec Paris Connections (Anthony Delon est au casting), une adaptation d’un roman de Jackie Collins. Le film sera uniquement distribué dans le réseau Tesco (3869 points de vente dans le Monde selon Wikipedia) en DVD, sans passer par la case « salles obscures »! Et si le test fonctionne, la chaîne prévoit d’autres productions. Sortie le 6 septembre 2010 !

Niveau de Branding : faible – Investissement : fort – Affinité : faible

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Print P.Bateau "Les Mois"

MUSIQUE : Petit Bateau produit le clip d’Izia

Pour événementialliser sa campagne « Les Mois », Petit Bateau a produit le dernier clip de la jeune artiste (231 mois au compteur) « Let Me Alone » et assurer la promotion de sa tournée à travers un concert « Presse » au Scopitone (nouveau club branché parisien) et un site dédié à leur partenariat. L’Histoire ne dit pas encore si la marque est prête à la refaire signer !

Niveau de Branding : fort – Investissement : moyen – Affinité : moyenne

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Capture du jeu Pocketbike Racer

JEU VIDEO : 3 jeux XBox produits par Burger King

Big Bumpin, Sneak King et Pocketbike Racer, sont 3 jeux imaginés et produits pour la marque de Fast Food. L’idée est simple : réserver ces jeux en exclusivité aux clients des menus à 4$ ! Ou comment réinventer le Happy Meal…

Niveau de Branding : très fort – Investissement : fort – Affinité : forte

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la suite, très prochainement…

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