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Digital Bomb (voir le site), c’est comme son nom l’indique, une bombe mediatico-journalistique destinée à faire le point sur ce qu’apporte la créativité numérique dans des environnements tétanisés par le changement : la société, le com et le marketing, et les médias. Le projet mené par Hermann Vaske (réalisateur et producteur de talent), rassemble des créateurs (Tron Guy, Leslie Hall) et créatifs de talents (les directeurs de création d’agences telles que R/GA, Poke London, Dare ou Taxi) autour de la notion de créativité et de son évolution !

Aussi passionnant sur le fond que sur la forme !

Vous l’avez compris, ce film en 3 étapes (Social Galaxy, Commercial Galaxy et Media Galaxy à voir sur le site, 7 jours après diffusion) aborde des questions passionnantes d’une manière aussi démocratisée que captivante… Mais, là où je remercie l’entente franco-allemande pour son existence, c’est que c’est Arte qui a eu la primeur de la diffusion ! Et ça, ça veut dire « intelligence diffusionnelle » à tous les étages !

  • Un site « projet » enrichis de nombreux contenus connexes, interview du réalisateur et du présentateur (a.k.a Tron Guy), liens externes pour en savoir plus sur eux…
  • Un site « contributeurs » hyper-graphique développé en full-flash par l’excellent studio Panoplie, totalement en adéquation avec l’idée du film. Il présente des interviews des différents participants en fonction de leur domaine d’intervention.
  • Et bien entendu, le B.A.ba chez Arte : la diffusion sur sa plateforme de streaming Arte+7 !

Site "Contributeurs" avec filtres thématiques

Arte, nous prouve une fois encore, qu’elle est LA chaîne de la convergence numérique dans le PAF français (voire sûrement européen) !  Bravo à Hermann Vaske pour sa vision, bravo à Tron Guy pour son grain de folie, et bravo à Arte pour ce joli dispositif transmédia ! Et vivement samedi prochain pour le dernier opus de la série !

IMPORTANT : L’équipe Uzful tient à remercier Antoine Coubray, auteur du retour d’expérience suivant, qui nous a paru particulièrement pertinent. N’hésitez pas à aller visiter son blog (problématiques e-commerce & de très bonne analyses d’opérations du point de vue utilisateur) et/ou le suivre sur Twitter : @Coubray .

Par souci d’efficacité commerciale, je suis à la recherche de toute solution qui raccourcit le trajet entre un prospect / client et mon offre.

Le tag 2D répond à cette demande. Implanté sur un support de communication, il permet le déclenchement d’une action pré-définie par le commerçant. Le tag 2D, ses cousins les flashcode, smarttag sont des facilitateurs de relation directe au client.

Bose expérimente avec échec le tag 2D

Aux aguets, j’ai repéré la dernière campagne d’affichage Bose. Je l’ai vu dans le métro, sur la ligne 1, à la station Charles de Gaulle (le détail a son importance, vous le verrez). Elle promeut deux produits : une station d’accueil pour iPhone, un casque. Elle intègre un tag 2D sur chaque 4 par 3.

Une affiche 4 par 3, un mobile tag dans le coin et hop !

Stimulé, j’ai dégainé mon iPhone, lancé mon application dédiée : MobileTag. Jusqu’ici tout va bien.

Le tag est repéré. Le navigateur mobile est lancé. La connexion est établie. J’arrive en quelques secondes sur la page Bose. Je suis entre Charles de Gaulle et Georges V.

Page de transition à 2 choix et une ergonomie "sybilline"

J’ai face à moi deux options non immédiatement identifiables : une icône de type « play » sur un lecteur multimédia, une invitation textuelle à visiter le site Bose.

Premier échec : mise à disposition d’un contenu multimédia trop lourd

Mon premier choix a été de voir le contenu multimédia. Vous vous souvenez, j’étais avant Georges V, le contenu – 45 secondes de vidéo – a été disponible à Palais Royal, soit 5 stations et environ 5 minutes après le clic.

3 à 5 minutes d'attente... Pour 45 secondes d'une vidéo sans valeur ajoutée.

Sa consultation s’est révélée sans valeur ajoutée. Sans mon intérêt professionnel, j’aurais oublié Bose.
Vous pouvez objecter que je n’avais pas à me connecter dans le métro. Le flux mobile est disponible en Edge, pas en 3G. Oui, mais l’affiche était dans le métro. La consultation de contenus légers passe sans problème.

Second échec : accès à un site non optimisé pour le mobile

Arrivé au Palais Royal, j’ai donc opté pour la seconde solution : la visite du site Bose. J’ai été rapidement (1 station) rerouté vers un site conçu pour une consultation sur PC, illisible sur mon mobile.

Alternative, accès au site Bose non optimisé pour le mobile.

Profitons du raté Bose : 4 principes pour une utilisation réussie du tag 2D

Il faut apprendre de ses échecs. Il est encore plus simple d’apprendre de ceux des autres.
Je retiens donc de cette mésaventure, 4 lignes directrices pour de futures opérations exploitant les SmartTag :

  • Ergonomie mobile : Exploiter ces tags c’est dialoguer avec les consommateurs en situation de mobilité. La conception des pages, les natures des contenus tout doit être pensé pour le mobile. La première manifestation visible d’une telle conception est dans l’ergonomie. Les modes d’interaction doivent exploiter les standards de ces outils.
  • Site mobile à tous les étages : Les pages doivent être optimisées pour le mobile. Les contenus doivent être livrés dans des sites mobiles. L’ensemble du message doit s’intégrer dans un site dédié à cet univers.
  • Légèreté du contenu : En raison des contraintes actuelles des réseaux, la vitesse d’affichage doit être privilégiée. La légèreté du contenu est donc une priorité. Je pense qu’il faut bannir pour l’instant le son, la vidéo et rester au texte, à l’image fixe (photo, illustration).
  • Contenu et proposition à valeur ajoutée : Enfin, et surtout, ces démarches font sens si elles délivrent une valeur « in-situ » à l’utilisateur. Disons par exemple : le complément factuel à l’affiche (caractéristiques techniques, photos…), le point de vente le plus proche (géolocalisation), un formulaire simple pour obtenir un échantillon ou être rappelé… Bose dispose de toutes ces informations sur son site web, les adapter à la nature de l’opération était possible à moindre effort.

Avez-vous déjà repéré des opérations réussies d’information directe du consommateur utilisant le tag 2D ? Si oui, je suis preneur des références.
Article original publié chez Antoine Coubray

qrcode
Dans un monde qui se digitalise, tout est voué à être consulté dans une interface elle-aussi digitale. C’est pourquoi, il est utile, voire incontournable, de définir un moyen d’identification, une « adresse », pour chaque contenu numérisé. Problème : ces adresses sont souvent fastidieuses à communiquer de par leur généreuse longueur.

Solutions

Vous connaissez les QR Codes, ces dérivés de codes-barres à haute teneur en pixels, qui permettent de créer des raccourcis graphiques vers n’importe quel texte ou URL web ? Si tel n’est pas le cas, je vous invite à flasher (avec votre smartphone = interface numérisée) celui qui est à votre gauche, il vous conduira directement au nirvana du blog (humour).

Dans un autre genre, l’essor du microblogging, avec Twitter en fer de lance, a ouvert la voie à une autre variété de raccourcis. Mais cette fois, pas question de faire des gribouillis pixelisés, il fallait pouvoir les insérer dans un champ de texte de 140 caractères maximum ! Les « URL shorteners » étaient nés ! Tinyurl.com, bit.ly, is.gd… Ces services gratuits, portant souvent des noms de Poneys kawaii, sont devenus incontournables pour les quelques 105 Millions d’utilisateurs du service (les chiffres pour Avril 2010). Seul petit souci, certains les accusent de fragiliser le web en créant un « point of failure » dans la résolution de liens (plus d’explications, ici). Wait and see.

Et si on raccourcissait nos vraies adresses ?

Après le raccourci d’URL (on parle quand même ici de données complètement dématérialisées qui n’existent qu’à travers un écran d’ordinateur, mobile, tablette… bientôt aspirateur !!), la technologie et les usages d’aujourd’hui nous mènent doucement mais sûrement vers le raccourcissement d’adresses physiques !

Qui n’a jamais tenté de visualiser la façade de son « chez soi » sur Google Earth ? C’est grâce aux services de mapping de ce type, que les adresses physiques ont trouvé leur pendant numérique… Chaque adresse correspond à une URL spécifique, et devient donc, capable d’être raccourcie par un URL shortener ! La boucle est bouclée. Le service Mapcut vous permet de définir un mot (la version payante offre le choix du mot) pour raccourcir l’adresse de votre bureau ou celle de votre maison de vacances !

Ex : mapcut/élysée remplacerait le 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008, Paris

Home page du site Mapcut

Cette semaine a été riche en réflexion pour l’humble blogueur que je suis… D’abord, parce qu’en multipliant les casquettes (je détaille plus loin), on multiplie les approches, ensuite, parce que l’actualité de la blogosphère française y a mis son grain de sel ! Réfléchir… Mais à quoi ? A la place du digital essentiellement. Que ce soit dans le monde du marketing ou dans le monde normal (les 2 étant plutôt complémentaires !), les technologies numériques sont suffisamment développées pour pouvoir affirmer que « plus rien ne sera jamais comme avant ! ».

Je m’explique : L’avènement de l’internet mobile (en 2014, la majorité des accès se feraient avec des objets mobiles) avec un coup de pouce non négligeable des tablettes du type iPad,va complètement perturber la vie telle que nous la connaissons. Bientôt, on ne fera plus la différence entre une expérience digitale devant un écran d’ordinateur et celles que nous vivrons dans la rue, à la maison, et bien entendu dans les lieux de consommation !

Casquette n°1 : « M. le professeur »

Photo World Bank Photo Collection (Flickr - CC)

Cette semaine, j’ai été invité à enseigner des notions de webmarketing à des étudiants d’une école de communication (par laquelle je suis moi-même passé). 3 heures pour balayer ce qu’est le marketing « connecté », c’est peu… Donc ma démarche s’est concentrée sur un objectif : faire réaliser à mes étudiants que la différence entre webmarketing et marketing n’avait plus lieu d’être. Les annonces presse, les affiches, les spots TV ou radio seront interactifs, les événements sont préparés, relayés, archivés sur le Net, les RP ne peuvent plus imaginer exercer leur métier sans intégrer l’influence online (le média le plus crédible à ce jour étant le bouche-à-oreille), le CRM va connaître son apogée grâce au nouveau Facebook (parmi d’autres) et ses bases de données titanesques, et enfin le marketing opérationnel va pouvoir utiliser avec boulimie les données sociales et géolocalisées que notre néo-consommateur embarquera dans son iPhone, Pad, Pod ou Touch. Donc est-il sensé aujourd’hui de penser le marketing sans la notion de connexion ? D’interaction ? Je me permets de répondre pour vous et pour mes étudiants… Non !

Casquette n°2 : « le blogueur »

Photo 2 Dogs (Flickr - CC)

En tant que blogeur, on passe beaucoup de temps sur le blog des autres. Il s’agit de comparer les avis, s’inspirer, donner son opinion, s’entraider… Et cette semaine, c’était sur le très bon blog de Cyroul que la bombe était lâchée : une jeune stagiaire en agence de publicité témoigne (anonymement) de la place du digital dans les « grandes agences de publicité »… « Vitrines vides », « déclineurs », « étrangers », « bouffons du roi », les mots sont durs, mais ils sont justes. J’ai moi-même vérifié ça au cours de multiples collaborations avec ce type d’agence (j’ai été freelance dans une autre vie), peut-être même la sienne… Et aux très nombreux commentateurs d’y apporter leurs contributions : les experts du digital sont vus comme la 5e roue du carrosse alors qu’ils vont bientôt intervenir sur toutes les problématiques, les méthodes au sein de ces agences sont périmées, les plus hauts salaires n’ont pas intérêt à laisser le digital monter trop vite car il faudrait partager le gâteau (si ce n’est laisser sa place), et enfin, les annonceurs n’y voient que du feu pour l’instant car eux-mêmes ne disposent que très rarement de spécialistes capables de juger la pertinence d’une reco digitale… Là, je me dis qu’on est nombreux à partager la même opinion, et que si même les stagiaires (sans dimension péjorative, mais avec toute l’innocence qu’ils sont censés avoir) le remarquent : l’esbroufe conservatrice ne durera plus très longtemps !

Casquette n°3 : le concurrent

Quand on partage sa vision du marché avec un concurrent, il y a 2 solutions : le plagiat, ou la reconnaissance. Vous aurez remarqué que j’ai choisi la 2ème. Comme je l’ai évoqué plus haut, et comme je l’avais déjà évoqué sur ce blog en abordant l’expérience de  social shopping Good Guide (que vous retrouverez dans la présentation de Nurun), le processus d’achat ne sera, lui non-plus, jamais comme avant ! Il sera connecté, interactif, social ou ne sera pas !

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