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Pour aujourd’hui, UZFUL aimerait bien vous parler Geek un peu … enfin Geek à la UZFUL quoi.

Petit Rappel & Définitions :

L’IT : Ce sont les Technologies de l’Information.
Le qualificatif Green : Le version Eco-responsable de l’existant. Le terme est galvaudé, pour ne pas dire inadéquate, dans la mesure ou il résume mal l’ensemble des enjeux qu’il implique (green = chlorophyle = forêt …). De plus il semble incongru de qualifier une « chose » qui pollue « moins » de « Green »…
Donc la GreenIT est le versant tendance responsable de l’industrie et de l’exploitation de la High Tech par nous autres, utilisateurs ou entreprises. Fabrication, recyclage, packaging,  cycles de vie des produits, fonctionnalités économes, etc.

Nous vivons dans une ère de consommation effrénée de produits High Tech. Vous, chers lecteurs, êtes certainement équipés d’un téléphone dernier cri, d’un lecteur MP3 « fruité », ou bien encore d’un ordinateur dernier cri ?
Moi, oui ! Et à ce propos, je m’interroge : ne suis-je pas sur-équipé, et ultra connecté…? Si, et ces petits bidules électroniques ne sont pas faits en matières végétales, ils n’arrivent pas dans nos mains par magie, ils ne communiquent pas sans faire appel à un méga-réseau d’ondes et de câbles électriques… Et tout cela consomme, consomme. Et tout cela pollue, pollue.

Et toujours ces mêmes questions qui reviennent sur les forums, à l’oreille des commerciaux / vendeur ?
Mais qu’est ce que je peux faire ? Comment je m’y retrouve ? Existe-t-il des gammes de produits réellement Green ? Quelles normes, quels labels faut-il rechercher sur les produits ?

« GreenIT » « Ordinateur Green » C’est possible ça ?

Non.

Un constat évident : les processus de fabrication et de transport de tout composant électronique provoquent un rejet de CO2 dans l’atmosphère. La Chine produit la majorité de ces composants, et même une grosse proportions des produits électroniques « assemblés » vendus dans le monde. Hors la principale source d’énergie de la chine est le … charbon, une centrale à charbon produisant l’électricité la plus polluante qui soit. On peut donc multiplier cette pollution atmosphérique de la fabrication IT par un facteur X pas complètement négligeable.

Un ordinateur ne peut donc pas être « Green » au sens propre , et quand bien même sa fabrication se ferait sans l’utilisation de produits toxiques et avec une énergie propre, elle aurait toujours un impact négatif sur l’environnement (en considérant le cycle de vie complet de la machine).
Mini focus sur les substances que contiennent nos précieuses machines : arsenic, mercure, chromium (dangereux pour l’ADN), béryllium (cancérigène : poumon et peau), etc… Maintenant, on parle le même langage.
En clair Green est un label implicite comme « Web 2.0″ a pu l’être, je vous propose de ne plus y repenser pendant les 10 prochaines minutes.
A la place, Steeve BOIS propose l’informatique consciente :

Si j’ai conscience que mes activités personnelles et professionnelles ont un impact négatif sur l’environnement et l’être humain, tout comme mes choix technologiques, alors je me dois de tout faire pour changer cela, dans la mesure de ce qui m’est permis de faire. Donc il s’agit ici de favoriser et de valoriser des actions (les miennes ou celles des autres acteurs de l’industrie) qui tendent vers un mieux (d’un point de vue environnemental et social) et qui ne constituent finalement, qu’une étape vers un monde totalement conscient.

Un benchmark en dit toujours plus que de longs discours.

Si vous découvrez la notion d’IT, vous découvrez encore plus sûrement la notion d’IT « verte ». Pourtant vous en avez déjà entendu parler, par exemple lorsque il s’agit du scandale Iphone qui toucha assez récemment Apple quant au potentiel polluant de l’appareil et de sa chaîne de fabrication. L’iphone était alors qualifié de révolutionnairement … polluant.

Encore plus proche de nous, le classement GreenPeace pour une high-tech verte  éd. 2010 pointait du doigts les défauts et qualités des différents grands constructeurs d’électronique grand public, du point de vue du développement durable.

Cycle de vie "Green" d'un produit IT

Il est intéressant de constater que parmi les 18 fabricants de produits électroniques de consommation courante (téléphone, TV, ordinateurs, consoles de jeux), seuls 4 obtiennent la moyenne selon la grille de critères établie par GreenPeace.

  • Apple a fait son « mea culpa pour la planète » et communique sur son attitude verte,  mais n’a obtenu que 4,9 / 10…
  • Dell vient de lancer son portail « Green » US pour mettre en avant des produits spécifique et normés « verts » (ainsi que des accessoires « Green » fournis par des marques partenaires). Verdict : un beau 4,3 / 10 pour le premier constructeur d’ordinateurs personnels au monde.
  • Les bons élèves ? Nokia et Sony Ericsson avec des notes supérieures à 6.

Premier bilan des courses : La route sera longue…

On l’aura compris, les constructeurs commencent tout doucement à faire des efforts pour nous plaire, et ça nous plait. On aurait préféré que cette conscience vienne plus tôt, (« mieux vaut tard que jamais » sonne de plus en plus mal à nos oreilles…) mais enfin, tout est bon à prendre quand il s’agit de renverser la vapeur !

Un chose est sûre, il reste du chemin à parcourir, ce chemin sera long, il nécessitera certainement des sacrifices…

Mais avons-nous vraiment le choix ?

Aujourd’hui « l’éco-sensibilité » a le vent en poupe, et c’est probablement parce qu’elle fait enfin partie intégrante d’une mutation des habitudes de consommation. A cela il faut ajouter une avancée politique vert des normes et des règlements destinés aux entreprises afin que celles-ci consomment et produisent de façon plus responsable.

Par exemple la consommation électrique de nos appareils à l’échelle personnelle :
La sur-consommation électrique pose problème à l’écolo et à l’économe. Il n’existe pas de normes appliquées à l’ensemble des secteurs de l’IT.  De plus, la durée de vie réelle des produits ou leur durée « d’utilisation avant abandon dans un coin » ne vont pas en s’allongeant, bien au contraire. Un bien grand flou est maintenu règne autour des normes (lorsqu’elles existent) qualifiant l’impact environnemental d’un produit / d’une chaine de fabrication, et encore plus autour des critères éco-responsables des appareils (consommations, matériaux, coût carbone de la fabrication, du transport, …) et de leurs valeurs réelles.

Et que ce passe-t-il dans ces cas là dans le monde merveilleux des études de marchés, du design, de l’innovation, et du marketing (l’occident) : n’importe quoi dans tous les sens :

  • Du bon : design collaboratif, programmes de recyclage des produits de la marque, accélération de l’innovation dans la qualité / la durabilité / la « naturalité » des matériaux, …
  • Du moins bon : études biaisées, adoption de normes « gadget », campagnes un peu mensongères, ou plus simplement un retour au dialogue unilatéral et aux attaché(e)s de presse sourd(e)s aux questions qui fâchent.

Et nous, qu’est-ce qu’on peut y faire alors ?

Passer d’un manière de s’informer « passive » à l’information « active »

Je vous conseillerai tout d’abord de vous intéresser aux sources proches de l’écologie geek, vous y trouverez une information détaillée (parfois trop il est vrai), vérifiée le plus souvent par des technico journaliste, et surtout des recherches personnelles (VS les comptes rendu de communiqués ou review techniques produits par les marques elles même).

Quelques sites à suivre sur l’IT « à tendance verte » :
En anglais : http://www.thegreenitreview.com
En français :
http://www.greenIT.fr/
http://serenityreport.wordpress.com/

Des initiatives vertes notables :
En français : http://www.notre-planete.info/ecologie/
En anglais et en UGC : http://www.environmentalgraffiti.com/

Et parce que nos vies ne se résument pas aux IT :

Pour l’instant réservé aux éco-citoyens d’outre-atlantique, le site GoodGuide que nous avions déjà abordé sur ce blog (Uzful : un very goodguide pour la consommation) incarne parfaitement la tendance que nous venons d’aborder !

Changer nos habitudes, acheter / consommer / utiliser « plus malin »

Il existe aujourd’hui des études ou sondages adressés aux particuliers, aux entreprise, qui mettent en avant des good pratices afin de diminuer réellement l’impact environnemental de notre conso IT.
A VOIR :
Pour commencer dors et déjà à challenger votre comportement IT au travail, voici les résultats de l’édition 2009 d’une étude faite par Devo Team consulting – comportement green et entreprise en Europe -. N’oubliez pas aussi de prendre 2 minutes de votre temps pour répondre à la nouvelle édition de cette même étude. Vous serez remerciés en étant invités à la présentation des résultats dans leurs locaux, avec petit déjeuner à la clé !

A VENIR : Suivez notre Flux RSS, une série de post à venir sur ces fameuses good Practices.

Photo prise par Manel - CC

Nous savons tous qu’il y a une différence notoire entre les mots et les actes… Dans le cas de la préservation de notre planète, c’est cette petite différence qui menace assurément les générations à venir ! Deux chiffres : 93% des Français se disent concernés par l’écologie, mais seulement 38% d’entre eux déclarent agir réellement à leur échelle (lire Écologie : les Français ne joignent pas tous le geste à la parole).

Comment engager le consommateur dans davantage de citoyenneté ?

Quelle solution reste-t-il ? La contrainte ? L’abandon ? Toutes sont envisageables, mais il en est une qui fait ses preuves depuis la nuit des temps… La récompense ! C’est le crédo de Starbucks Coffee, qui depuis un revirement de stratégie opéré en 2008, à la suite d’une baisse de performances conséquente, a pris le moulin à café à deux mains pour ressusciter un engagement un peu trop allongé. Et tant qu’ils y étaient, chez Starbucks, ils se sont dit que pour retrouver une dynamique économique durable, il fallait s’investir de missions durables !

Écologie : Le 15 Avril, au cours de la Journée « Adoptons un Mug », la marque s’engage à offrir l’expresso de son choix à celui qui viendra avec son propre Mug !

Citoyenneté : Avec l’opération 1 vote = 1 café le jour des dernières présidentielles américaines, la marque a encouragé le passage aux urnes en offrant à tous les acteurs de la démocratie un café gratuit.

Image de prévisualisation YouTube

Satisfaction : En mettant en place My Starbucks Idea, la marque a offert à tous ses inconditionnels le moyen de lui suggérer leurs idées d’amélioration et d’innovation !

Résultats ?

En récompensant les engagements de ses consommateurs, Starbucks a refait décoller ses ventes dans un contexte plutôt morose (2008, 2009…  je vous fais pas le détail) ! My Starbucks Idea a suscité plus de 80 000 propositions en seulement 2 ans ! Des centaines d’idées ont été testées, certaines ont été définitivement adoptées ! En France, la marque compte plus de 130 000 fans sur Facebook avec un premier magasin ouvert en 2004 !

Très logiquement, la marque s’octroie la première place dans l’Engagement db Ranking 2009… Devant des références comme Dell, eBay ou Google ! Et comme le souligne le rapport de ce classement, les performances financières de ces marques sont en parfaite corrélation avec leur niveau d’engagement. De là à penser que l’engagement peut générer du profit, il n’y a qu’un pas… ;)

Et pour aller plus loin, vous pouvez lire le très bon article d’AdAge intitulé : Starbucks gets its business brewing again with social media.

Image Manel

http://www.goodguide.com/

Aujourd’hui, il n’est pas simple de s’y retrouver dans l’hyper-choix consumériste proposé par des acteurs de plus en plus multiples, qu’ils soient IRL (in real life) ou virtuels (e-Commerçants). Et quand on aborde la question de la consommation durable, force est de constater que les repères sont encore plus flous (en 2009, 51% des Français ne savaient pas où acheter les produits et services responsables), compliquant nettement le développement de ce réflexe.

Comment faciliter l’accès à la consommation durable sans intervenir dans le circuit de distribution existant ?

Comme son nom l’indique, GoodGuide est un guide. Un guide qui permet d’évaluer, comparer, trouver, des produits responsables… Mais qu’est-ce qu’on appelle « responsable » ? Selon le site, en tout cas, la responsabilité se définie selon 3 critères : le respect de l’environnement, de la santé et de la condition sociale de ceux qui fabriquent le produit.

Fiche de "Plan Toys Kitchen Neo"

Préparer ses achats c’est bien, mais nous savons tous que le shopper en herbe est sujet à des pulsions dépassant toute logique temporelle. C’est pourquoi le site qui n’est encore accessible que sur le continent américain (et en version bêta), a été immédiatement décliné en application mobile… Répondant ainsi aux besoins immédiats d’un néo consommateur, aussi mobile que lucide.

Résultats?

A en croire l’engouement suscité par les « shopping guide » tant au niveau des utilisateurs, que chez les géants du web (du genre Google Shopper ou Shopping par Orange), le service risque de prouver son utilité très rapidement. En revanche, le petit macaron « beta » du header nous indique que le projet démarre seulement… Donc pas trop de chiffres, mais une conviction profonde : l’outil repose sur un réel besoin (dans tous les pays occidentaux, au moins) et y répond simplement, avec efficacité.

Post Edit 23/05/11

Avec 101 345 produits testés et 62 000 membres « testeurs », la plateforme GoodGuide s’impose dans le cycle de la consommation responsable ! GoodNews !

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