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Matt Ridley s’est un jour posé cette question : pourquoi l’espèce humaine a été capable de se développer ainsi ? La réponse qu’il a trouvée est passionnante… Les idées se reproduisent ! Combinaison, association, mix, fusion, appelez-ça comme vous le voudrez, mais les idées se mélangent en permanence pour donner de nouvelles idées encore plus géniales !

Cette théorie sur la mise en commun des savoirs et les résultats qu’elle génère résume parfaitement les siècles que notre espèce a traversés. Et elle prend (selon moi) encore plus de sens à une époque ou les réseaux de communication (Internet, vous connaissez ?) rendent le partage d’idées omniprésent ! Ce cher Monsieur résume avec tout le talent d’un grand conférencier, comment nos ancêtres ont inventé le concept d’Open Source, de crowdsourcing… il y a des millénaires de ça.

Les semaines passent et ne ressemblent pas ! Après un constat simple et indiscutable sur le marketing digital et sa propension à submerger toutes les strates du marketing traditionnel, mes sources d’inspiration se sont concentrées, cette semaine, sur une seule et même idée : les marques, marketing en première ligne, peuvent et doivent œuvrer pour un monde plus « heureux ». 3 sources édifiantes et passionnante…

Advertising Relaoded

Un essai signé Vincent Balusseau, sous-titré « Vers une communication (encore) plus utile » et publié dans Influencia. Extraits choisis :

Si l’exercice flirte avec l’utopie, il ne relève néanmoins pas de la pure fiction. [...] Le brand(ed) content et autres branded entertainment participent de logiques visant justement à renouveler l’attractivité des messages de marques ou directement commerciaux. [...] Le changement de perspective, est à la fois profond et salutaire, puisqu’il prend le pari de gagner et de récompenser l’attention que le public aura choisi d’accorder [...].

Or à cette aune, celle de la valeur, de l’utilité directement ou indirectement générée pour le public, peu de publicités résistent à l’examen. Contenus de marque, publicités « sur mesure », creusent néanmoins un sillon fertile et laissent entrevoir des possibilités inédites. [...] Serait-il possible d’envisager sur cette basse une « refondation » de la publicité, qui placerait la valeur créée pour ses publics, et l’utilité qu’elle contribue à générer au cœur de celle-ci ? Cette publicité ainsi repensée pouvant même s’imposer comme l’aiguillon d’un nouveau capitalisme réformé…[...] L’attention serait plus que jamais la ressource rare, chère, qu’il convient de susciter et de transformer au travers de véritables « propositions ».[...] Sortiront des campagnes qui peu à peu dresseront les contours d’Agences s’imposant de fait comme des « Architectes de la valeur », travaillant autant pour le public que pour leurs marques.

(télécharger le pdf)

Radical transparency will change the world

Autre penseur de la communication, Alex Bogusky, le co-fondateur de l’agence CP+B (qui gère de sympathiques petits budgets tels que Microsoft, Burger King, ou Gap), dont l’approche rejoint complètement celle que nous venons d’aborder. Sans s’attarder sur les modalités de mise en place d’un tel système (je vous renvois plus haut), le génie Bogusky soutient que la redistribution du pouvoir initiées par le social web présage d’une profitable relation « win/win » entre marques et consommateurs, la transparence étant la clé de cette nouvelle donne :

La transparence exacerbée est bonne pour les grands groupes, dit-il. Les marques les plus transparentes ont de multiples avantages pour leurs dirigeants, elles peuvent créer davantage de conversations avec leurs consommateurs, et leurs employés sont plus heureux dans leur travail. L’humanité (valeur) peut succéder à la rentabilité à tous prix comme ultime pouvoir sur la Terre, et les entreprises peuvent travailler au service de l’humanité.

Tout l’article sur la Stanford Social Innovation review

Conservation Economy

Dernière source, et non des moindres, ce billet de l’agence Né Kid relatant l’initiative de certains membres de son réseau (Naked) qui participent au projet Conservation Economy. Un groupe de réflexion qui tente de définir le rôledes professionnels du marketing et de la communication dans le monde de l’après « hyper-consumérisme ». Extrait :

Si le marketing a profondément influencé les comportements et les attitudes de ces 50 dernières années, il peut et doit user du même pouvoir pour renverser la vapeur et convertir la croissance à la modele durab.

Projet à suivre de très près ! (ici sur Twitter)

Cette semaine a été riche en réflexion pour l’humble blogueur que je suis… D’abord, parce qu’en multipliant les casquettes (je détaille plus loin), on multiplie les approches, ensuite, parce que l’actualité de la blogosphère française y a mis son grain de sel ! Réfléchir… Mais à quoi ? A la place du digital essentiellement. Que ce soit dans le monde du marketing ou dans le monde normal (les 2 étant plutôt complémentaires !), les technologies numériques sont suffisamment développées pour pouvoir affirmer que « plus rien ne sera jamais comme avant ! ».

Je m’explique : L’avènement de l’internet mobile (en 2014, la majorité des accès se feraient avec des objets mobiles) avec un coup de pouce non négligeable des tablettes du type iPad,va complètement perturber la vie telle que nous la connaissons. Bientôt, on ne fera plus la différence entre une expérience digitale devant un écran d’ordinateur et celles que nous vivrons dans la rue, à la maison, et bien entendu dans les lieux de consommation !

Casquette n°1 : « M. le professeur »

Photo World Bank Photo Collection (Flickr - CC)

Cette semaine, j’ai été invité à enseigner des notions de webmarketing à des étudiants d’une école de communication (par laquelle je suis moi-même passé). 3 heures pour balayer ce qu’est le marketing « connecté », c’est peu… Donc ma démarche s’est concentrée sur un objectif : faire réaliser à mes étudiants que la différence entre webmarketing et marketing n’avait plus lieu d’être. Les annonces presse, les affiches, les spots TV ou radio seront interactifs, les événements sont préparés, relayés, archivés sur le Net, les RP ne peuvent plus imaginer exercer leur métier sans intégrer l’influence online (le média le plus crédible à ce jour étant le bouche-à-oreille), le CRM va connaître son apogée grâce au nouveau Facebook (parmi d’autres) et ses bases de données titanesques, et enfin le marketing opérationnel va pouvoir utiliser avec boulimie les données sociales et géolocalisées que notre néo-consommateur embarquera dans son iPhone, Pad, Pod ou Touch. Donc est-il sensé aujourd’hui de penser le marketing sans la notion de connexion ? D’interaction ? Je me permets de répondre pour vous et pour mes étudiants… Non !

Casquette n°2 : « le blogueur »

Photo 2 Dogs (Flickr - CC)

En tant que blogeur, on passe beaucoup de temps sur le blog des autres. Il s’agit de comparer les avis, s’inspirer, donner son opinion, s’entraider… Et cette semaine, c’était sur le très bon blog de Cyroul que la bombe était lâchée : une jeune stagiaire en agence de publicité témoigne (anonymement) de la place du digital dans les « grandes agences de publicité »… « Vitrines vides », « déclineurs », « étrangers », « bouffons du roi », les mots sont durs, mais ils sont justes. J’ai moi-même vérifié ça au cours de multiples collaborations avec ce type d’agence (j’ai été freelance dans une autre vie), peut-être même la sienne… Et aux très nombreux commentateurs d’y apporter leurs contributions : les experts du digital sont vus comme la 5e roue du carrosse alors qu’ils vont bientôt intervenir sur toutes les problématiques, les méthodes au sein de ces agences sont périmées, les plus hauts salaires n’ont pas intérêt à laisser le digital monter trop vite car il faudrait partager le gâteau (si ce n’est laisser sa place), et enfin, les annonceurs n’y voient que du feu pour l’instant car eux-mêmes ne disposent que très rarement de spécialistes capables de juger la pertinence d’une reco digitale… Là, je me dis qu’on est nombreux à partager la même opinion, et que si même les stagiaires (sans dimension péjorative, mais avec toute l’innocence qu’ils sont censés avoir) le remarquent : l’esbroufe conservatrice ne durera plus très longtemps !

Casquette n°3 : le concurrent

Quand on partage sa vision du marché avec un concurrent, il y a 2 solutions : le plagiat, ou la reconnaissance. Vous aurez remarqué que j’ai choisi la 2ème. Comme je l’ai évoqué plus haut, et comme je l’avais déjà évoqué sur ce blog en abordant l’expérience de  social shopping Good Guide (que vous retrouverez dans la présentation de Nurun), le processus d’achat ne sera, lui non-plus, jamais comme avant ! Il sera connecté, interactif, social ou ne sera pas !

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Il est vrai que chez UZFUL, nous ne sommes pas convaincus que le modèle des agences traditionnelles soit toujours pertinent pour affronter les défis marketing de demain. Mais, il faut rendre à César ce qui est à César : quand une référence française de la communication met le doigt sur les évolutions du métier et nous fait notre pub au passage, on dit OUI !!

Jacques Séguéla nous parle « communication sociale », il nous parle « engagement », inversement des pouvoirs : « les consommateurs [...] sont devenus les maîtres du jeu »… Ça sonne juste et ça n’est pas un jeune geek idéaliste qui le dit !

Alors même s’il ne maîtrise pas les nouveaux médias de A à Z (les Roller Babies d’Evian totalisent plus de 100M de vues, et non de « clics »), M. Séguéla mérite un grand MERCI pour nous avoir tailler un spot de pub sur mesure ! Jacques si vous nous lisez, on vous doit une coupe !!

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Quand on communique sur les médias sociaux, les choses vont très vite !  Mais il arrive que ça ne soit pas suffisant… C’est concrètement le cas des Fanpages Facebook. Je m’explique. L’outil est déjà un incontournable dans le marketing de l’échange, et je ne vois pas bien quelle marque « Grand Public » n’a pas intérêt à l’utiliser (pour les dilettantes, l’article « FanPages sur Facebook : quel intérêt pour les marques » résume bien le principe), mais sa mise en place, surtout pour les marques ombrelles et/ou internationales, engendre souvent une gestion difficile :

Pour les marques ombrelles : il faut déterminer quelle marque ou marque/produit a la capacité de fédérer une communauté de Fans, mais aussi de durer dans le temps.

Exemple : La recherche « Microsoft » dans la catégorie « produit » annonce 453 résultats. On y trouve autant de Microsoft Office, que de Microsoft Word, Excel, ou Windows… La plupart en plusieurs exemplaires, et certaines ne fédérant que quelques centaines de Fans ! De quelle Page devenir Fan quand on veut se tenir au courant des actualités d’une de ces solutions ? Et sur quelle page se rendre si l’on désire exprimer un souhait ou un désaccord avec la dite solution ?

Le cas de Nestlé avec sa marque/produit KitKat, qui a subit un badbuzz considérable, entamé sur les médias sociaux, va surement permettre d’entamer un travail de redéfinition de l’organisation des FanPages. Il serait bien utile de développer la timide option de personnalisation (ci-dessous), qui pourrait à terme permettre d’agréger plusieurs marques au sein d’une seule et même FanPage… Et de sélectionner la communauté à qui l’on souhaite s’adresser.

Module de publication d'une FanPage

Pour les marques internationales : il faut déterminer une nomenclature qui permette d’identifier clairement le pays qui prend la parole – si l’on part du constat que la grande majorité des communautés attendent une proximité culturelle et linguistique ingérable à l’internationale.

Exemple : Reprenons Microsoft* : France, Pakistan, Germany, UK, Chile… le nombre de pays représentés doit approcher le nombre de pays dans lesquels la marque est présente (beaucoup!). Et si le Fan allemand hésite entre Germany et Deutschland, il sera comblé ! Les 2 appellations existent selon la communauté qu’il cherche à joindre.

Vers quelle solution se tourne la première plateforme sociale mondiale ? Facebook semble aller dans le sens d’une FanPage unique (worldwide) avec des options de communication nationale, ce qui permettrait une gestion localisée tout en bénéficiant de la puissance d’une présence internationale.

Champ de paramétrage : "Restrictions liées au pays"

Ce premier signe est encourageant, mais Facebook va devoir faire de même avec son système d’onglets si on ne veut pas laisser le Fan français ou allemand se perdre dans la dernière application coréenne !

*Le marché des NTIC est un cas intéressant sur la problématique du Community Management car la communauté a besoin de pédagogie sur les innovations et spécificités techniques et de suivre les évolutions de plus en plus rapides de sa marque

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