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La malbouffe et sa pathologie préférée « l’obésité » sont des problèmes de riches. On pourrait dire « vivons gros, vivons heureux » mais ce petit travers de gloutons, va bientôt générer des dépenses colossales (215 milliards de $ par an aux USA) en terme de santé, de productivité et d’infrastructures.

A côté de ça, on vous parle de plus en plus de la gamification du quotidien, mais vous pensiez que c’était parce qu’on faisait des caps entre les repas. Fail. Foodzy est une réseau social pour aider ceux qui veulent manger mieux (on est pas à l’époque des résolutions ?) par des mécaniques de gaming.

Dashboard avec statistiques, badges de récompenses, challenge à ses amis, tout est pensé pour améliorer sa nutrition de manière ludique. Foodzy existe (heureusement) en version mobile pour checker sa bouffe à n’importe quel moment et endroit !

 

Perso, je pense qu’il faut être à un stade d’ignorance nutritionnelle  assez énorme pour bénéficier des bienfaits d’un tel service. Mais quand on sait que certains jeunes américains (ou anglais) ne reconnaissent pas une pomme de terre si elle n’est pas coupé en frite (voir la conférence Ted sur le sujet)… ça ouvre des portes.


SuperMarmite part d’une jolie idée :  Créer un réseau social « qui met en relation gastronomes pressés en quête de repas et cordons bleus qui cuisinent à proximité. ».

Il est vrai qu’en prenant mon cas en exemple ( citadin du tertiaire work addict ) il y a de quoi se sentir particulièrement concerné :
Un soir on a le temps de se faire un bon tajine, mais on est alors seul à table… Donc pas de tajine parce qu’un tajine pour 1 ca ne se fait pas ! Alors qu’un autre soir, on rentre juste assez tard pour être bien crevé, la flemme de se faire quelque chose à manger ou alors pas fait de course depuis 5 jours, et là… Catastrophe et frustration ! On mange ce qui nous passe sous la main, du plus malsain au plus gras.
Quoi de mieux alors que le plaisir des petits plats maison à partager où qu’on soit ? Celui qui fait un truc sympa à manger ce soir à proximité de chez vous s’est signalé, avec le nombre de « parts » disponibles, et le tour est joué. La rencontre, l’échange et le partage. Le principe du « Coach surfing » adapté à nos repas au quotidien, en somme.

D’un certain point de vue, on peut se dire qu’il est dommage d’en arriver à créer un réseau social spécifique (je ne sais pas vous mais mes grands parents invitaient souvent leurs voisins, la petite vieille du 5ème ou autres, à partager leur repas, sinon ils nous chargeaient d’aller porter des portions à chacun après coup). Alors oui décidément « tout est récupéré, tout est monétisé, même la solidarité ou la nostalgie ». Oui c’est vrai. Mais toujours est-il que les grandes villes (pour ne prendre que cet exemple) sont le théâtre de bien des solitudes, pour nos p’tits cadres tous gris qui rentre passer la soirée devant la télé où l’ordi. Alors l’heure n’est pas seulement à la nostalgie d’un tissu social passé, mais au maintien de l’existant ou a la reconstruction d’un nouveau tissu social (à nouveau model social, nouveau …).
Alors je ne cracherai pas sur ce projet voué à créer de la richesse pour ses fondateurs (on leur souhaite), mais qui devrait contribuer, à sa mesure, à créer des liens autour d’un bon plat et d’une bonne bouteille !

Moi je donne le label #UZFUL à Super Marmite !

A noter : Depuis le 10/09, le service est ouvert sur Paris !

Celles et ceux qui ont une télé et qui s’en servent de manière relativement mainstream n’ont pu passé à côté d’un phénomène : les américains mangent énormément de « snacks », et ce, dès le plus jeune âge ! Et la réalité dépasse peut-être même la fiction quand on lit les résultats de la dernière étude en date sur le sujet… 27% des calories ingurgitées par les enfants américains (2-18 ans) provient du snacking ! Si encore 75% des américains n’étaient pas en sur-poids, ça passerait surement bien… mais là !

Comment séduire les plus gros consommateurs de snacking du monde avec des légumes ?

Plus que des aliments, le snacking est un mode de vie donc pas la peine d’essayer de remettre bobonne (ou papa) derrière les fourneaux, c’est mort. Il va falloir attaquer les chips, pop-corn, crackers et autres coockies sur leur propre terrain ! C’est ce qu’a commencé à faire Mike Yurosek (l’histoire des « baby carrots ») en transformant les carottes non-calibrées en mini- carottes toutes mignonnes et surtout toutes commercialisables !

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Le succès fut tel que les « baby carrots » furent même proposées en alternative aux frites avec les burgers de l’ami Mickey (à Disneyland, donc) ! Mais l’effet de mode passé, il fallait trouver une vraie stratégie marketing pour pouvoir tenir tête à l’industrie du « grignotage gras, sucré et salé » dont l’emprise sur les enfants américains est, on l’a vu, énorme !

C’est désormais chose faite avec la campagne lancée hier par la toute puissante coopérative des bébés carottes à destination de la jeunesse yankee ! Leur strat ? utiliser les mêmes armes que leurs concurrents, tout en profitant de la tendance « diet food » qui sévit aux US. Et ici, on ne rigole pas :

  • des packagings à rendre jaloux Doritos (3 différents sont prévus),
  • présence dans les distributeurs aux alentours des écoles,
  • un univers créatif  aussi « attractif et décalé » que ceux des marques de snacks,
  • événementialisation saisonnière débridée (Les Scarrots débarquent pour Halloween !),
  • une appli mobile qui réagit au son du machônnage de carotte,
  • et bientôt un spot TV tout aussi barré que le reste…

Le tout pour un investissement de 25M $ et signé par Crispin Porter + Bogusky !

Les 3 packaging imaginés pour cette campagne intégrée

Résultats ?

A n’en point douter, un coup de jeune monstrueux pour les « baby carrots » et avec elles, peut-être toute l’industrie des fruits et légumes non transformés, qui est confrontée à un cruel rejet du consommateur moyen US. Et surement une bonne polémique de notre côté de l’Atlantique !

Je vois déjà les défenseurs de la noblesse gastronomique dénoncer LE sacrilège (en France, nous sommes spécialistes !)… Mais quand il s’agit de santé publique, et non plus de culture, ou de tradition, les méthodes importent-elles autant ? Je pense être un véritable amoureux de la bonne bouffe, mais les Etats-Unis ont franchi un cap très dangereux en matière d’alimentation et de santé, et ce, il y a très longtemps… Le débat est ouvert !

Source USAToday

En 2008, plus de 8 français sur 10 connaissaient le commerce équitable, mais n’y dépensaient que 3,30€ par personne et par an (voir les chiffres du marché du commerce équitable). Pas évident de changer des habitudes souvent ancrées depuis la petite enfance quand on parle de produits de consommation courante ! Qui penserait à troquer la marque de café qui le réveille depuis 15 ans par simple prise de conscience socio-responsable ? Dans les faits… Très peu de monde.

Comment créer le réflexe « Commerce équitable » dans la tête des consommateurs ?

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The Big Swarp (le Grand Troc en français) est la solution qu’a trouvé le Fondation du Commerce Équitable au Royaume-Uni pour tenter de faire évoluer les comportements. Du 22 février au 7 mars, pendant la quinzaine du Commerce Équitable, le grand public, les marques et les institutions étaient invités à joindre leurs efforts pour faire en sorte que les produits équitables trouvent leur place dans les habitudes consuméristes de nos voisins britanniques. « Ne rien donner, ne rien faire d’extraordinaire, juste choisir quelque chose de différent, troquer ses trucs habituels contre des trucs équitables »… Tout est dit ! L’insight est parfait.

Et pour que l’effet soit à la hauteur de la stratégie, l’agence Wieden + Kennedy Londres a imaginé un dispositif aussi légitime que malin : un partenariat TV avec Channel 4, Cadbury et (notre marque utile préférée) Starbucks, un site événementiel très ludique (avec un compteur de produits « troqués »), une campagne radio (diffusée sur Spotify, la web radio qui vient de se convertir au social web) et une vitrine interactive, située sur la devanture de l’agence, qui invitait les passants à participer à un concours de « tête en chocolat équitable »… L’installation était capable de prendre des photos et d’appliquer un filtre « chocolaté » sur les contributeurs : les gagnants remportant une vraie sculpture de leur tête en chocolat (équitable bien entendu) ! Et les désormais habituels Twitter et Facebook qui ne pouvaient manquer pas à l’appel !

Résultats ?

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Pas besoin d’épiloguer je pense, la vidéo est assez explicite ! L’objectif de la Fondation était de 1.000.001 produits troqués à l’issue de la quinzaine (parmi les 4.500 références proposées), le compteur du site en affiche 60.000 de plus ! Des centaines de villes ont participé, des célébrités se sont prêtées au jeu, plus de 10.000 événements ont eu lieu, et quelques 450.000 personnes ont pris part au record du monde de dégustation de bananes ! Je crois qu’on peut dire que les résultats sont à la hauteur de l’idée de départ ! Merci pour ce bel exemple !

Via Wieden + Kennedy

Page du site Lindt.com

On a tous nos petits plaisirs, nos recettes « maison »,  jalousement tenues secrètes de génération en génération ! C’est souvent dans ces craquages délicieux que l’affect surpasse toute considération logique, qu’elle soit diététique, écologique ou économique (voir la FanPage Facebook « Nutella à la cuillère » et ses 47 379 fans !)… Et vous imaginez bien que quand une marque, assez chanceuse pour faire partie de ces rituels orgasmiques, propose à ses adeptes de commercialiser leur création, le résultat est souvent à la hauteur du fantasme !

Comment créer des produits qui susciteront encore plus de plaisir chez le consommateur ?

Ma création

Que ce soit sur le marché de la téléphonie mobile ou celui du chocolat, la recette du crowdsourcing séduit de plus en plus de marques… et c’est tant mieux ! Quelle meilleure façon de créer des produits utiles au consommateur que de le laisser s’en charger ?

Lindt a bien saisi cette notion en proposant un grand jeu-concours de création chocolatée ! Coulis, mousses, éclats, biscuits, épices et bien entendu chocolats, les possibilités sont quasi-infinies, ce qui rend l’expérience réellement intéressante (on a vu quelques opérations de crowdsourcing assez dépourvues d’intérêt). Et pour ne rien gâcher, l’internaute peut nommer sa création, avoir un aperçu de sa tablette (la mienne, à votre droite) et, logiquement, partager sa création via Facebook Connect !

Résultats ?

A l’issue du vote du Jury, la création gagnante sera commercialisée par Lindt ! On peut être un peu déçu de ne pas voir et/ou voter pour les créations des autres internautes (un bon moyen de tester les réactions des consommateurs, non ?), mais l’idée d’avoir sa propre tablette en tête de gondole est plutôt alléchante…

A n’en pas douter, la création assistée ou dirigée par les communautés a de beaux jours devant elle, il faut simplement savoir déterminer le degré d’autonomie qu’on leur laisse. Et vous, il y a un exemple d’opération de crowdsourcing qui vous a marqué ?

Via Luxuo

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