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Le travail en agence est souvent difficile. Je pense qu’aucune personne qui soit passée par une agence ne peut me contredire… Mais s’il existe un costume que je n’aimerais pas endosser en ce moment, c’est bien celui d’annonceur ! Sans cesse tiraillé entre la réalité d’un marché mouvant et d’une structure souvent beaucoup plus statique, entre l’envie de bien faire et le manque d’expertise (et d’experts) pour y parvenir, ou même encore, entre la volonté de croire ceux qu’il écoute depuis longtemps et la conscience de les entendre débiter des bêtises consensuelles. Les cas de crise d’angoisse aiguë peuvent être nombreux, et nos amis annonceurs pas toujours bien aidés dans leur lutte contre la schizophrénie !

Les commerciaux aux dents longues de la série Mad Men

C’est pourquoi, je me suis inspiré de cette sélection de questions intitulée « Is your Ad Agency digital ready ? » (à l’attention des agences), pour créer un modeste aide à la décision, mais cette fois, à l’attention des annonceurs.

Bien entendu, ce n’est pas en répondant à quelques futiles questions, qu’on peut véritablement savoir si son agence est capable – ou non – de nous accompagner sur ce vaste média qu’est le web (enfin perso, je ne le vois pas comme un média, mais on ne va pas compliquer)… Mais l’exercice était très drôle !

1/ Le site de votre agence existe-t-il en version mobile ?

2/ Votre agence est-elle active sur les médias sociaux ? (un compte Twitter qui twitte plus de 10  fois par semaine ? Une page Facebook qui publie plus de 2 fois par semaine ?)

3/ Combien de temps avez-vous vu le message suivant en page d’accueil du site de votre agence ?

4/ Combien de liens « propriétaires » apparaissent sur la 1re page de Google quand vous effectuez une recherche avec son nom ? (au moins un j’espère ?!!)

5/ Figure-t-il un case study intitulé « Opération de buzz marketing » sur le site de votre agence ?

6/ Votre agence tient-elle son propre blog (activement) ?

7/ Vous a-t-on déjà répondu « POURQUOI ? » quand vous avez proposé de diffuser vos spots TV sur Youtube ? marche aussi avec « créer une application iPhone », « créer une page Facebook », « aller sur Second Life »…

8/ Le(s) dirigeant(s) de votre agence font-ils vraiment la différence entre Flash et html ?

9/  Votre agence a-t-elle déjà abordé le terme « outil de buzz monitoring » ?

10/ Avez-vous réalisé une opération participative qui consistait à créer une vidéo virale, avec l’aide de votre agence ?

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Réponses : 1 – Oui, le trafic internet via mobile a bondi de 16% entre septembre et octobre 2010 !  2 – Oui ! L’excuse du cordonnier plus mal chaussée a vécu.  3 – Si la réponse est plus de 1 semaine, changez d’agence.   4 -  Si votre agence ne maitrise pas son référencement, comment va-t-elle gérer le votre ?  5 – Non. Ne remplissons pas ce grand sac à « n’importe quoi » qu’est le buzz marketing…  6 – Oui. Si vous avez répondu non, est-elle au moins équipée en informatique ?  7 – Oui. Ah bon ! Faire comme les autres n’est pas une bonne raison ?!  8 – Oui. On ne leur demande pas de remplacer les codeurs… mais bon, les bases quoi.  9 – Oui. Être online, c’est d’abord savoir ce qu’on dit de soit online !  10 – Non. Si vous l’avez fait : on veut bien le lien !

2eme contribution de notre invité de marque (non, il n’y a pas de jeu de mot) Patrice Beauchant, spécialiste des tendances et stratégies marketing, et fondateur/rédacteur du passionnant et bien nommé trend-strategy.com. Aujourd’hui, il aborde pour nous le TOP 10 des tendances de consommation pour l’année 2011, issus des product et brand strategy report annuels proposés sur son site. 2011 sera utile ou ne sera pas !

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Petite intervention de votre serviteur sur le plateau de Techtoc.tv sur le thème : « Facebook pour les entreprises et les marques : qu’est-ce qui marche vraiment ? »

Loin d’être exhaustif, cet échange m’a permis de faire le point sur le process de  communication sur Facebook et la difficulté d’appréhender cet éco-système en perpétuel évolution.


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A retenir :

- Toutes les entreprises BtoC peuvent avoir leur place sur Facebook (idée plus que défendue par @Marilor, Responsable Nouveaux médias à la CCI de Montpellier) car nous sommes désormais sur un media de masse. Les problématiques BtoB y sont moins légitimes.

- Facebook est souvent mal appréhendé car les marques ne perçoivent pas le potentiel d’usage de la plateforme.

- On passe d’une communication à sens unique à une communication bidirectionnelle.

- Il faut créer/proposer des contenus et expériences capables de susciter de l’attention (principe de base de la viralité).

- Le potentiel de ciblage comportemental des Facebook Ads est très important grâce au développement de l’Open Graph.

- Il faut faire preuve d’une souplesse extrême pour s’adapter aux évolutions de la plateforme ainsi que des usages de ses membres.

- L’Open Graph risque de jouer un rôle important dans le développement du social shopping (un exemple de social shopping ici Uzful : un very goodguide pour la consommation durable.

- L’approche et l’organisation du marketing et de la communication sur les médias sociaux doivent être repensés comme un process (qui dure dans le temps VS un coup événementiel)

IMPORTANT : L’équipe Uzful tient à remercier Antoine Coubray, auteur du retour d’expérience suivant, qui nous a paru particulièrement pertinent. N’hésitez pas à aller visiter son blog (problématiques e-commerce & de très bonne analyses d’opérations du point de vue utilisateur) et/ou le suivre sur Twitter : @Coubray .

Par souci d’efficacité commerciale, je suis à la recherche de toute solution qui raccourcit le trajet entre un prospect / client et mon offre.

Le tag 2D répond à cette demande. Implanté sur un support de communication, il permet le déclenchement d’une action pré-définie par le commerçant. Le tag 2D, ses cousins les flashcode, smarttag sont des facilitateurs de relation directe au client.

Bose expérimente avec échec le tag 2D

Aux aguets, j’ai repéré la dernière campagne d’affichage Bose. Je l’ai vu dans le métro, sur la ligne 1, à la station Charles de Gaulle (le détail a son importance, vous le verrez). Elle promeut deux produits : une station d’accueil pour iPhone, un casque. Elle intègre un tag 2D sur chaque 4 par 3.

Une affiche 4 par 3, un mobile tag dans le coin et hop !

Stimulé, j’ai dégainé mon iPhone, lancé mon application dédiée : MobileTag. Jusqu’ici tout va bien.

Le tag est repéré. Le navigateur mobile est lancé. La connexion est établie. J’arrive en quelques secondes sur la page Bose. Je suis entre Charles de Gaulle et Georges V.

Page de transition à 2 choix et une ergonomie "sybilline"

J’ai face à moi deux options non immédiatement identifiables : une icône de type « play » sur un lecteur multimédia, une invitation textuelle à visiter le site Bose.

Premier échec : mise à disposition d’un contenu multimédia trop lourd

Mon premier choix a été de voir le contenu multimédia. Vous vous souvenez, j’étais avant Georges V, le contenu – 45 secondes de vidéo – a été disponible à Palais Royal, soit 5 stations et environ 5 minutes après le clic.

3 à 5 minutes d'attente... Pour 45 secondes d'une vidéo sans valeur ajoutée.

Sa consultation s’est révélée sans valeur ajoutée. Sans mon intérêt professionnel, j’aurais oublié Bose.
Vous pouvez objecter que je n’avais pas à me connecter dans le métro. Le flux mobile est disponible en Edge, pas en 3G. Oui, mais l’affiche était dans le métro. La consultation de contenus légers passe sans problème.

Second échec : accès à un site non optimisé pour le mobile

Arrivé au Palais Royal, j’ai donc opté pour la seconde solution : la visite du site Bose. J’ai été rapidement (1 station) rerouté vers un site conçu pour une consultation sur PC, illisible sur mon mobile.

Alternative, accès au site Bose non optimisé pour le mobile.

Profitons du raté Bose : 4 principes pour une utilisation réussie du tag 2D

Il faut apprendre de ses échecs. Il est encore plus simple d’apprendre de ceux des autres.
Je retiens donc de cette mésaventure, 4 lignes directrices pour de futures opérations exploitant les SmartTag :

  • Ergonomie mobile : Exploiter ces tags c’est dialoguer avec les consommateurs en situation de mobilité. La conception des pages, les natures des contenus tout doit être pensé pour le mobile. La première manifestation visible d’une telle conception est dans l’ergonomie. Les modes d’interaction doivent exploiter les standards de ces outils.
  • Site mobile à tous les étages : Les pages doivent être optimisées pour le mobile. Les contenus doivent être livrés dans des sites mobiles. L’ensemble du message doit s’intégrer dans un site dédié à cet univers.
  • Légèreté du contenu : En raison des contraintes actuelles des réseaux, la vitesse d’affichage doit être privilégiée. La légèreté du contenu est donc une priorité. Je pense qu’il faut bannir pour l’instant le son, la vidéo et rester au texte, à l’image fixe (photo, illustration).
  • Contenu et proposition à valeur ajoutée : Enfin, et surtout, ces démarches font sens si elles délivrent une valeur « in-situ » à l’utilisateur. Disons par exemple : le complément factuel à l’affiche (caractéristiques techniques, photos…), le point de vente le plus proche (géolocalisation), un formulaire simple pour obtenir un échantillon ou être rappelé… Bose dispose de toutes ces informations sur son site web, les adapter à la nature de l’opération était possible à moindre effort.

Avez-vous déjà repéré des opérations réussies d’information directe du consommateur utilisant le tag 2D ? Si oui, je suis preneur des références.
Article original publié chez Antoine Coubray

Chez Uzful, on a beau aimé la marque Diesel (ne serait-ce que pour sa capacité à appréhender les nouveaux moyens de communication avec talent), on n’est pas obligé d’être enthousiaste devant l’intégralité de ses campagnes ! Peut-être que le dernier concept de com de la marque « Be Stupid » atteint un peu vite ses limites, ou tout simplement, qu’utilité (on s’appelle Uzful, ndlr) et stupidité ne font pas bon ménage ? Quoi qu’il en soit, voilà les raisons qui nous poussent à ranger cette campagne (dont la créativité n’est pas remise en cause) dans la catégorie « Uzless ».

Bien entendu, toutes les marques ne peuvent s’engager dans la préservation de notre planète, ou dans l’amélioration des conditions de vie de ses habitants. Bien entendu, l’anticonformisme a toujours été un positionnement très juteux pour les marques qui osaient assumer le statut de « trublion » (on se souvient de l’ire qu’avait soulevé la campagne Global Warming Ready pour la collection du même nom). Et bien entendu, nous avons tous besoin d’une légère dose de stupidité, au sein d’une société de plus en plus « responsabilisatrice ». Mais Diesel est-elle légitime sur le territoire de la stupidité ? Qu’est-ce qui, dans l’offre Diesel, permet de préempter ce territoire ô combien fertile en déclinaisons ?

Vidéo de promotion du concept Be Stupid

1/ Leurs produits

OK, pour payer 220€ un jean, il faut avoir traversé une plus ou moins courte zone de turbulences neuronales ! Mais les produits Diesel se rapprochent de ceux des marques de luxe, avec notamment une localisation de la production en Europe, du travail manufacturé, et des investissements importants en design (les conseils pour acheter un Jean Diesel), ce qui explique complètement le prix. En tout cas, rien dans leur ADN produit de spécialement assimilable à de la stupidité… Vous pouvez jeter un œil à la collection Printemps/été 2010 assimilée à la campagne Be Stupid pour vous faire une idée, mais perso, je ne vois rien de plus « stupide » que chez les autres marques du secteur.

Extrait du catalogue vidéo de la Collection

2/ Leur communication

Diesel pousse la stupidité comme un art de vivre et encourage tous ses aficionados à cultiver cet art dans la démesure : Un concours sur Facebook promet 50K€ à celui qui ferait la chose la plus stupide avec l’argent mis en jeu, la marque expose les photos les plus stupides de ses fans sur un écran géant de Piccadilly Circus, le morceau et le clip de la campagne A Hundred Lovers transpirent l’art débilisant (je précise que j’aime bien)…

Mais quand il s’agit de sélectionner le « Stylist of the week » de la marque dans la péninsule italienne, je trouve que le concept atteint cruellement ses limites !

Image de prévisualisation YouTube

A partir d’aujourd’hui (17 mai 2010), les magasins italiens  accueillent la campagne « Press the Red Button » : une opération participative qui permet aux stylistes en herbe d’incarner la marque pendant une semaine. Leurs armes ? Des vidéos enregistrées dans les « Stupid Room » des magasins Diesel dans lesquelles les participants doivent s’expliquer sur leurs choix stylistiques, leur approche du style, etc… Ensuite, à eux de partir en campagne via les réseaux sociaux pour recueillir le maximum de soutient. Mises à part les vidéos de teasing, et le wording « plaqué » sur cette mécanique, je ne vois pas très bien en quoi le fait d’avoir un relatif bon goût vestimentaire, nourrit le message initial : Be Stupid.

Il n’est pas toujours aisé de challenger un concept global, surtout quand on aborde des problématiques opérationnelles comme la création de trafic en magasin ou l’incentive sur les ventes, je suis le premier à le reconnaître (pour l’avoir vécu à de nombreuses reprises).  Mais n’est-on pas simplement en face d’un problème d’adéquation, entre une stratégie de com qui a poussé l’anticonformisme (propre à la marque, ne l’oublions pas) un peu trop loin et une offre produit un peu trop sage pour incarner la stupidité ?

Votre avis nous intéresse ! :)

PS : La marque Diesel et ses agences de communication restent parmi les plus belles références en matière de com et marketing à nos yeux. Loin de nous l’idée de les accabler.

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