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Appauvrissement des ressources en eau, de la biodiversité, émission de gaz à effet de serre et gaspillage énergétique… Vous vous attendez surement à entendre un vilain mot tel que « transport » ou « industrie », mais non. Il s’agit tout simplement de l’impact de la production de viande à grande échelle qui s’intensifie chaque année, car non, il n’est pas normal que les gros et gras occidentaux soient les seuls à apprécier les vertus d’une entrecôte bien saignante ! Pour info, l’empreinte écologique d’un Kg de boeuf est 60 fois supérieures à celle d’un Kg de patate…

Comment susciter l’intérêt des médias occidentaux quand on veut faire la morale à leur audience ?

Petit rappel : il n’y a pas si longtemps, en France comme dans tous les autres pays du monde, la viande était un plat de fête, consommé avec parcimonie, souvent les jours de fête ou de repos. Comme le fait de manger de la viande tous les jours est aujourd’hui, considéré comme une évolution sociale majeure et légitime (un peu comme la retraite à 60 ans ? haha..), en dénoncer les abus et les dangers devient immédiatement un exercice de haute voltige.

Mais quand il faut y aller, faut y aller ! C’est ce que s’est dit la fameuse « Vegetarierbund Deutschland » (Fondation végétarienne allemande, qui pèse un certain poids en Allemagne : 6M d’adepte du végétarisme VS 1M en France), quand elle a lancé son pavé dans la marre. Images !

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Pour les non-anglophones : Comme la consommation de viande impacte sérieusement des millions de vies dans le monde, manger un morceau de viande, c’est comme manger une partie de l’humanité… D’où l’idée de créer « Flimé » un restaurant à Berlin qui vous concocte de bons petits plats à base de viande humaine !

La recette du buzz : Quelques petites annonces de recrutement bien ciblées (et oui, même le McDo a besoin de petites mains pour préparer ses succulents… Bon, mauvais exemple!), et un site Internet, tout ce qu’il y a de plus crédible, et on laisse mijoter à feu doux…

Résultats ?

Comme le dit si bien la vidéo : plus de 700 articles dans plus de 60 pays, du Twitt et du Facebook à profusion, 120 000 passages sur le site du « restaurant » et un booking digne des plus grands « gastros » parisiens pour son ouverture ! Mais surtout, une audience complètement réceptive au message de la Fondation qui a enfin pu prendre la parole…

Avec un budget de 5 000€, l’agence ServicePlan a réussi à générer l’équivalent de plus de 5M€ de retombées médiatiques ! Un cas d’école en matière de « buzz marketing » !

Petit message à l’attention des annonceurs : Oui, on peut faire des miracles avec 5000€ (je pense que l’agence a été cool sur la factu!), mais « Oui », il faut être capable de prendre des risques, sortir des codes traditionnels de la com ronronnante et bien identifier l’objectif de départ ! Après… rien n’est impossible !

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PS : Moi aussi, j’ai du mal à m’y résoudre, mais il va falloir s’habituer à consommer moins de viande à l’avenir… On peut déjà commencer par boycotter la viande à l’eau que l’on trouve dans la majorité des supermarchés, fast-food et autres restaurant low-cost. C’est dur, mais ça s’appelle de la responsabilité.

PS 2 : Loin de moi l’idée d’ouvrir le débat sur le bon ou moins bon effet du végétarisme sur la santé – réduire ne veut pas dire abandonner. Et puis, j’imagine qu’en France, les lobbies liés à la bonne bouffe et donc à l’élevage (souviens-toi de Jacquot qui caresse Marguerite – 954 Kg à la pesée – au salon de l’Agriculture 1995, 96, 97, etc !) ont suffisamment travaillé pour que le wannabe veget’ frenchy se sente aussi mal qu’un négationniste de la pensée Darwinienne…

crédit photo Goulven Champenois - CC

C’est en parcourant une énième publication traitant la croissance infinie de la publicité online (+11% au UK grâce à Facebook ! Damned!) que la triste réalité m’est apparue : le marché n’est pas prêt (et ne fait pas grand chose pour l’être) à aborder la révolution comportementale et médiatique que nous vivons actuellement.

Plusieurs causes, une seule et même conséquence…

La grande majorité des études sur le marché publicitaire se concentrent sur des critères quantitatifs (investissements médias, image, notoriété)… Même sur le digital, un média dont le succès réside surtout dans l’échange et l’expérience utilisateur. Comment comprendre les particularités du web (le potentiel viral, l’engagement du consommateur, etc…) si les outils de références pour les médias et les annonceurs datent de l’ère pré-numérique ? Des solutions « nouvelle génération » existent pourtant (le tout jeune Potentiel Viral Créatif de Millward Brown ou Market ContactAudit™ de TNS) : pourquoi ne pas les utiliser ?

Je comprends la difficulté qu’ont certains journalistes « éco » à traiter de sujets aussi « délicats », la plupart des agences ne les utilisent pas non plus, sans parler de nos amis annonceurs qui comme l’affirme Nicolas Bard sur son blog « ont toujours le même besoin de reconnaissance [en interne], et donc, d’observer des paramètres qui bougent facilement ». Mais pensez-vous que l’on peut transformer sa marque en marque 2.0, si l’on se cantonne dans l’utilisation d’outils 1.0 ?

Les annonceurs demandent davantage de retour sur investissement (40% estiment que leur agence conseil est incapable de leur apporter) ce qui est complètement légitime, mais en même temps, ils sont 40% (peut-être les mêmes ?) à penser que l’agence média à un rôle plus important que l’agence créa… A l’heure où l’engagement qu’elle suscite semble être un critère essentiel dans le succès d’une marque, ces chiffres me laissent légèrement pantois ! Les agences médias jouent un rôle très important à mes yeux, mais il est primordial pour les marques que le conseil stratégique et l’idée créative ne passent pas au second plan.

Qu’en pensez-vous ?

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