Je vais me risquer à un exercice que je n’ai pas pratiqué depuis l’année de mon Bac (2001 plus précisément) et qui, à l’époque, avait le don de stimuler ma motivation autant qu’une Verveine-Menthe. Cet exercice, c’est la fiche de lecture, ou comme on dit au Café de Flore, la critique littéraire.
L’exercice porte sur un livre engagé, qui a eu son 1/4H de gloire on et offline, et qui, outre un amas de pages de papier, représente un véritable concept. Il s’agit de No Impact Man – baseline française : Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ?
Le pitch
Un écrivain new-yorkais se sent de plus en plus mal dans sa peau d’hyper-consommateur/pollueur occidental et décide d’écrire un livre pour dénoncer un style de vie qui le pousse à maudire chacun de ses concitoyens, lui compris. Problème. Pour être crédible quand on veut parler environnement, il faut au moins 30 ans d’activisme chez Greenpeace, ou a minima sortir du MIT. Colin Beavan, n’est rien de tout ça. Il décide donc, après un petit temps de réflexion, de vivre l’expérience qui le crédibiliserait : passer 1 an en réduisant au maximum son empreinte environnementale et en témoigner.
Le souci
1/ Il vit à New-York, point névralgique de la culture du jetable, et rien n’est fait pour l’aider dans son épopée.
2/ Il est marié à une Carrie Bradchow (bis), qui trouve son épanouissement dans la collection de bottes dernier cri et soigne le vide de sa vie de citadine dans le café et dans la Télé Réalité.
3/ Lui et elle, ont une petite fille de moins d’un an qui, avant ses 2 ans, devrait avoir souillé au moins 4 000 couches en plastique (non, elle n’a pas spécialement de problèmes de digestion).
4/ Il va devoir supporter une pression familiale, sociale, et médiatique qui pourrait bien le marginaliser à vie et lui faire perdre tout ce qu’il a mis des années à obtenir.
5/ Il va devoir réapprendre à se servir de se sa tête et de son corps pour : cuisiner, bricoler, se déplacer, nettoyer, porter, changer sa fille, etc. En gros, tout ce que l’industrialisation est parvenue à remplacer, à coups d’automatisation, de standardisation, de transformation chimique, de transformation d’énergie fossile, etc.
Le concept
En écrivain de son temps, il va naturellement témoigner de cette expérience sur un blog dédié (toujours en activité), blog qui va susciter beaucoup d’intérêt auprès des médias, lui rendant tantôt la tâche encore plus difficile, tantôt un énorme service en lui redonnant l’énergie nécessaire pour mener son action à bien !
Sans ce blog, sans Internet, cette aventure n’aurait pas été la même. Elle n’aurait surement pas suscité autant d’intérêt. Elle n’aurait surement pas été aussi interactive. Elle n’aurait peut-être pas été menée jusqu’au bout…
La philosophie
Plus qu’une aventure environnementale, on se rend très vite compte de la portée sociale de son action : apprendre à prendre son temps, apprendre à respecter les richesses qui nous sont offertes, apprendre à prendre ses responsabilités en tant qu’être humain, à communiquer avec les autres, à rire, se taire, souffrir, passer la journée à faire l’amour, pleurer, toutes ces choses que l’on fuit par peur de ne pas savoir, ou de ne plus avoir à faire semblant…
Vous l’aurez compris, ce livre met des mots sur un mal très profond, un mal que nous essayons tous de contenir à travers une « consommérisation » de nos vies, mais qui se venge sur notre environnement pour mieux nous faire remarquer qu’il existe. Ce mal, c’est la vie. La vraie vie… faite de blessures, de sourires, de morts, de naissances, de tout ce qui fait que nous sommes des êtres vivants. Négationniste intériorisé s’abstenir ;)
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JEU-CONCOURS
## RDV sur la page Facebook de Uzful pour remporter 5 éditions françaises de No Impact Man ! ##
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Bonus : Le trailer du film qui a été tourné pendant son aventure et le compte Twitter de No Impact Man !





