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Contrairement au Spot TV et sa petite soeur « la vidéo virale », la démarche conversationnelle d’une marque n’a rien de spectaculaire. On ne peut pas encore décrocher de Lions à Cannes, on ne peut pas la diffuser dans le hall de l’agence mais heureusement, on ne peut pas non plus faire bosser un studio de prestas et le présenter au nom de l’agence… (oups!!)

C’est pour pallier ce manque cruel d’entertainment que Uzful s’est pris au jeu du Show Real avec pleins de trucs qui bougent mais qui résument quand même pas trop mal ce qu’on est parvenu à mettre en place pour la marque Sony Ericsson. Action !

 

 

Et pour ceux qui sont plus soucieux du détail et qui sont capables de passer plus de 3 min à lire sans zapper d’onglet, je vous laisse en compagnie de notre interlocuteur chez Sony Ericsson qui a eu la gentillesse de se prêter au jeu de l’interview…

Interview de Frédéric Gay, Responsable Digital & CRM de la marque

 

Quel est le cadre de la prestation de Uzful pour Sony Ericsson ? Pouvez-vous faire un rapide bilan après 1 an de collaboration ?

Aujourd’hui l’agence Uzful est en charge de la stratégie social media de Sony Ericsson France. Elle adapte les différentes problématiques marketing de l’entreprise à l’écosystème des médias sociaux et gère également la partie opérationnelle au quotidien, sur les différents médias sociaux (Facebook, YouTube, twitter) : création de contenu, animation, suivi, etc …

 

Après une année d’exercice le bilan est très positif sur différents niveaux :

-          Engagement : nos fans sont de vrais fans ! Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’engagement de notre communauté est plus important que la moyenne avec un taux d’interaction qui frôle les 0,30%. Ce taux, communiqué par le site spécialisé Social Bakers (recommandé par l’agence), est le résultat d’un véritable investissement de la part de Sony Ericsson France et du travail de conseil effectué par l’agence Uzful.

-          Expertise : Facebook est un web dans le web. Ses utilisations évoluent et se réinventent chaque jour. Bien plus qu’un simple outil, la plateforme est un environnement à part, avec ses codes, ses règles et ses interdits. Aujourd’hui je sens une véritable maturité de l’agence sur la maîtrise de cet outil. J’ai une véritable confiance en eux.

-          Contenu : Après un an de collaboration, l’agence a su développer une parfaite connaissance de l’écosystème de notre marque. Ils en maitrisent les codes, le cycle d’information et font preuves d’une très grande force de proposition quand il s’agit d’exploiter l’information brute.

 


Quels sont les différents interlocuteurs de Uzful au sein de votre entreprise ?

Uzful est en contact plus ou moins direct avec un très grand nombre de services au sein de notre entreprise.

-          Le Customer Service pour les problématiques liées au suivi et à l’information produit, le responsable du support opérateur et le chef de produits pour les questions techniques et les spécificités nationales, et l’ensemble des équipes marketing « Grands Comptes » et « client final » afin d’intégrer au mieux les opérations marketing de la marque.

 

Diriez-vous qu’agir sur les médias sociaux nécessitent une approche multi-métiers ?

Oui à 300%. Il ne faut pas les considérer comme un simple média du type radio ou cinéma mais belle et bien comme un canal multi-supports :

-           Nous réglons des problématiques de SAV

-           Nous assurons une partie de la « communication commerciale »

-          Nous les intégrons dans des problématiques marketing : choix de couleur d’un produit, co-création de nom de produit, feedbacks consommateur, etc …

-          Nous y gérons les annonces officielles,  nos considérons notre fan page comme un fort moyen de RP et un outil de gestion de crise qui a déjà fait ses preuves

-          Nous travaillons la fidélisation à travers une démarche globale de Social CRM


Que pensez-vous de la matrice en 12 points développée par votre agence (à découvrir ici) ? La trouvez-vous adaptée à votre cas ?

Je pense qu’elle est adaptée à une assez grande majorité d’entités « communicantes ». Bien sur, elle ne couvre pas l’exhaustivité des problématiques qu’une entreprise ou une collectivité peuvent rencontrer, mais d’une manière globale elle permet d’avoir un aperçu plutôt affiné du spectre d’interventions des annonceurs sur les médias sociaux.

Elle l’est complètement ! J’espère même que notre expérience commune a permis de nourrir cette réflexion ! Comme nous l’avons vu plus tôt, l’approche « intégrée » de Uzful correspond très bien à l’organisation de Sony Ericsson France. Ils ont toute la légitimité et l’expérience « client » pour intervenir sur un type de problématiques toujours plus varié.


A l’avenir, pensez-vous que vous aurez à traiter de nouveaux piliers développés sur cette matrice ?

Très certainement. Les médias sociaux prennent toujours plus de place dans la vie des français : à nous de répondre à leurs usages !

-          E-commerce qui sera très certainement la prochaine grande étape de notre fan page

-          Ressource humaine probablement. Quoi de mieux que de recruter des passionnés de votre marque ?

 

Un grand merci à notre interlocuteur préféré pour ce témoignage certifié sans pot-de-vin ! :)

 

Pour faire échos à la modeste campagne de promotion développée par l’agence, je vous laisse parcourir l’article expliquant notre démarche fraîchement publié dans la rubrique Opinion de INfluencia. Bonne lecture.

 

// Développer sa marque sur les médias sociaux en 12 points

 

Dans le monde du marketing, nous entendons souvent la formule « être sur les médias sociaux » comme à la grande époque du média TV où il existait 2 catégories d’annonceurs, ceux qui y étaient, et ceux qui n’y étaient pas.  Mais à la différence de cette époque où l’argent ouvrait toutes les portes, aujourd’hui tout le monde peut être de la partie ! Encore faut-il savoir comment s’y prendre…

 

J’Y SUIS, MOI NON PLUS

Difficile de faire la nuance entre « tout le monde peut y être » et « tout le monde doit y être », tant certains cas d’école ont réussi à faire tourner les têtes même les plus solidement vissées. Oui Dell a réalisé plusieurs millions de chiffre d’affaire via Twitter, mais révélation, tout le monde n’est pas Dell ! La plupart des entreprises se lancent alors sans réelle stratégie, c’était le cas de 81% d’entre-elles en Europe en 2010 (sources BSI), et agissent davantage par mimétisme que par raison (voir les Social Media Paradox illustrés).

IDEOLOGIE VS UTILITE

Une « volonté d’ouverture de la marque », une « envie d’ouvrir le dialogue avec nos consommateurs », etc. Qui n’a pas lu ce genre de phrases choc accompagnant l’ouverture d’une page Facebook ou d’un compte Twitter ? Problème, une entreprise fait rarement dans la philosophie. Elle agit pour avoir des résultats, concrets, mesurables, et valorisables.Heureusement, je suis persuadé que cette période de présence non-périmètrée arrive à expiration et que nos partenaires annonceurs vont enfin identifier et intégrer les potentiels réels des médias sociaux.

LES MEDIAS SOCIAUX : ROIS DE L’INTEGRATION

Les potentiels, car les médias sociaux ne sont pas qu’un outil de CRM avancé comme on peut le lire de part et d’autre. Ils permettent de travailler sur un très grand nombre de problématiques d’entreprise : de la simple promotion à la gestion des ressources humaines, en passant par la très galvaudée e-réputation ou la très convoitée gestion de crise. Tout peut désormais passer, partiellement ou intégralement, par les médias sociaux.

LES 12 POINTS DE DEVELOPPEMENT DE L’ENTREPRISE

Regroupées en 12 points essentiels, ces problématiques incarnent les principaux champs d’action des annonceurs à l’heure du « tout conversationnel ». Développés autour d’une expérience terrain nourrissante et d’une réflexion stratégique de chaque instant, ces 12 points vont permettre de piloter clairement les actions de l’entreprise sur les médias sociaux en fonction de son capital de marque, son ADN digital, sa structure interne et bien évidemment ses ressources.

DES DEGRES DE MATURITE DIFFERENTS

Mais pour fixer des objectifs, il faut d’abord savoir d’où on part ! Chaque point de cette matrice propose donc 6 positions, de 0 à 5, correspondant à 6 niveaux d’action sur les médias sociaux. Par exemple, la fidélité des consommateurs, désignée par la « Brand Loyality », débute par « Mon consommateur connait ma marque » pour atteindre son niveau maximal avec « mon consommateur me défend contre les attaques ». Tout le travail de la marque et de ses partenaires consistera ensuite à se rapprocher du niveau 5 sur le plus grand nombre de ces points.
Pour aider les différents acteurs du marché à se situer dans cette nébuleuse, le site www.socialmedia-paradox.com propose de pratiquer un diagnostic clair et succin de sa situation autour de la matrice en 12 points.

2eme contribution de notre invité de marque (non, il n’y a pas de jeu de mot) Patrice Beauchant, spécialiste des tendances et stratégies marketing, et fondateur/rédacteur du passionnant et bien nommé trend-strategy.com. Aujourd’hui, il aborde pour nous le TOP 10 des tendances de consommation pour l’année 2011, issus des product et brand strategy report annuels proposés sur son site. 2011 sera utile ou ne sera pas !

En lire plus

Celles et ceux qui ont une télé et qui s’en servent de manière relativement mainstream n’ont pu passé à côté d’un phénomène : les américains mangent énormément de « snacks », et ce, dès le plus jeune âge ! Et la réalité dépasse peut-être même la fiction quand on lit les résultats de la dernière étude en date sur le sujet… 27% des calories ingurgitées par les enfants américains (2-18 ans) provient du snacking ! Si encore 75% des américains n’étaient pas en sur-poids, ça passerait surement bien… mais là !

Comment séduire les plus gros consommateurs de snacking du monde avec des légumes ?

Plus que des aliments, le snacking est un mode de vie donc pas la peine d’essayer de remettre bobonne (ou papa) derrière les fourneaux, c’est mort. Il va falloir attaquer les chips, pop-corn, crackers et autres coockies sur leur propre terrain ! C’est ce qu’a commencé à faire Mike Yurosek (l’histoire des « baby carrots ») en transformant les carottes non-calibrées en mini- carottes toutes mignonnes et surtout toutes commercialisables !

Image de prévisualisation YouTube

Le succès fut tel que les « baby carrots » furent même proposées en alternative aux frites avec les burgers de l’ami Mickey (à Disneyland, donc) ! Mais l’effet de mode passé, il fallait trouver une vraie stratégie marketing pour pouvoir tenir tête à l’industrie du « grignotage gras, sucré et salé » dont l’emprise sur les enfants américains est, on l’a vu, énorme !

C’est désormais chose faite avec la campagne lancée hier par la toute puissante coopérative des bébés carottes à destination de la jeunesse yankee ! Leur strat ? utiliser les mêmes armes que leurs concurrents, tout en profitant de la tendance « diet food » qui sévit aux US. Et ici, on ne rigole pas :

  • des packagings à rendre jaloux Doritos (3 différents sont prévus),
  • présence dans les distributeurs aux alentours des écoles,
  • un univers créatif  aussi « attractif et décalé » que ceux des marques de snacks,
  • événementialisation saisonnière débridée (Les Scarrots débarquent pour Halloween !),
  • une appli mobile qui réagit au son du machônnage de carotte,
  • et bientôt un spot TV tout aussi barré que le reste…

Le tout pour un investissement de 25M $ et signé par Crispin Porter + Bogusky !

Les 3 packaging imaginés pour cette campagne intégrée

Résultats ?

A n’en point douter, un coup de jeune monstrueux pour les « baby carrots » et avec elles, peut-être toute l’industrie des fruits et légumes non transformés, qui est confrontée à un cruel rejet du consommateur moyen US. Et surement une bonne polémique de notre côté de l’Atlantique !

Je vois déjà les défenseurs de la noblesse gastronomique dénoncer LE sacrilège (en France, nous sommes spécialistes !)… Mais quand il s’agit de santé publique, et non plus de culture, ou de tradition, les méthodes importent-elles autant ? Je pense être un véritable amoureux de la bonne bouffe, mais les Etats-Unis ont franchi un cap très dangereux en matière d’alimentation et de santé, et ce, il y a très longtemps… Le débat est ouvert !

Source USAToday

Petite intervention de votre serviteur sur le plateau de Techtoc.tv sur le thème : « Facebook pour les entreprises et les marques : qu’est-ce qui marche vraiment ? »

Loin d’être exhaustif, cet échange m’a permis de faire le point sur le process de  communication sur Facebook et la difficulté d’appréhender cet éco-système en perpétuel évolution.


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A retenir :

- Toutes les entreprises BtoC peuvent avoir leur place sur Facebook (idée plus que défendue par @Marilor, Responsable Nouveaux médias à la CCI de Montpellier) car nous sommes désormais sur un media de masse. Les problématiques BtoB y sont moins légitimes.

- Facebook est souvent mal appréhendé car les marques ne perçoivent pas le potentiel d’usage de la plateforme.

- On passe d’une communication à sens unique à une communication bidirectionnelle.

- Il faut créer/proposer des contenus et expériences capables de susciter de l’attention (principe de base de la viralité).

- Le potentiel de ciblage comportemental des Facebook Ads est très important grâce au développement de l’Open Graph.

- Il faut faire preuve d’une souplesse extrême pour s’adapter aux évolutions de la plateforme ainsi que des usages de ses membres.

- L’Open Graph risque de jouer un rôle important dans le développement du social shopping (un exemple de social shopping ici Uzful : un very goodguide pour la consommation durable.

- L’approche et l’organisation du marketing et de la communication sur les médias sociaux doivent être repensés comme un process (qui dure dans le temps VS un coup événementiel)

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