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La gamification du marketing n’est plus quelque chose de nouveau pour nos lecteurs (hope so). Tous les jours, de nouveaux services intégrant les fonctionnalités et les règles du gaming sont lancés sur la toile ou sous forme d’application. Quelques grandes marques s’y hasardent, souvent sous forme de micro-initiatives « alpha » histoire de voire comment ça va prendre (ce qui n’est pas idiot).

Samsung USA n’y est pas allé par le dos de la cuillère quand on leur a parlé gamification ! Samsung Nation est un programme de fidélisation complètement ludique qui vient de faire son arrivé sur la home du site www.samsung.com/us/ ! BIM !

Au programme : beaucoup de badges qui récompensent des actions plus ou moins pertinentes (rester 10 min sur le site ???, s’inscrire, répondre à une question sur le FAQ, etc). On peut bien entendu partager ces mini-récompenses via nos réseaux sociaux préférés et voir ce que font nos copains au sein de ce programme… Ça manque un peu d’interactions entre les joueurs mais ça peut facilement se combler dans le temps.

Enfin, « Ze carotte » : des offres spéciales réservées aux détenteurs de certains badges (qu’on imagine plus ou moins difficiles à obtenir selon l’attractivité de l’offre). Normal.

L'offre du mois. Yihahhhh !

Avis perso : ++

Je dois dire que venant du géant coréen, cette initiative est aussi surprenante qu’intéressante. A suivre !

 

Margaux, @margaux_e

Il y a quelques jours, on vous parlait de la Khan Academy,  une salle de classe ouverte au monde entier avec 2400 vidéos pédagogiques. Aujourd’hui je vous présente une initiative oeuvrant dans le même sens : démocratiser l’apprentissage et le rendre accessible  au plus grand nombre.

Skillshare est une plateforme communautaire  créée par Michael Karnjanaprakorn, en avril dernier. Le but de la plateforme est d’offrir la possibilité à n’importe qui d’enseigner une compétence de son choix, ou au contraire d’apprendre une nouvelle discipline. Pour l’instant son rayon d’activité ne s’étend que pour une dizaine de grandes villes américaines.

Le prix du cours est en moyenne de 15 euros, et vous pouvez y trouver à peu près tout et n’importe quoi  ! Custimiser soi-même ses baskets, faire les meilleurs cocktails à base de tequila, obtenir un travail dans une strat-up, créer sa propre table de ping-pong…
La plateforme offre un système de cotations et de commentaires des cours.  Les inscrits ont également la possibilité de se retrouver en public ou en privé, en créant par exemple une salle de coworking, pour débuter leur apprentissage.

A quand la même chose pour la France ?

 

Manu, @manuzful

Moi quand j’étais petit, j’aimais pas l’école. Vous aussi ? Et n’avez vous jamais eu à près coup une illumination sur une leçon que vous n’aviez jamais compris grâce à un ami, un exemple, une lecture ? Moi ça m’a fait ça tout le temps. Par exemple je ne comprenais l’utilité d’une leçon bien souvent que l’année suivante, quand on nous expliquait le grand principe qui la régit elle et une multitude d’autres.

En bref je me suis souvent dit qu’on aurait dû m’apprendre ceci ou cela de telle ou telle autre manière inexploitée par le système éducatif classique. Et bien Sal Khan aussi !

Connaissez vous Sal Khan, l’éducateur le plus populaire sur Youtube à ce jour ? Ex-analyste financier de 33 ans, diplômé du MIT, il fut convaincu par son entourage de sa vocation de pédagogue.
Sa premère mission ? Aider son lointain cousin en Maths en les lui apprenant comme il aurait aimé qu’on les lui apprenne à lui…

« L’indien dans le placard » [uhuh].

Pour cela il enregistra quelques leçons en vidéo depuis son placard de chambre. Et depuis, il ne s’est jamais arrêté …
Ses vidéos sont devenus un phénomène, une salle de classe ouverte au monde entier : une collection de 2400 vidéos pédagogiques en anglais d’environ 20 minutes chacune.

Petit Kahn dans son placard

Petit Kahn dans son placard :)

Un format dépouillé et efficace : un tableau noir où s’affichent les points clés de la leçon, et en voix-off le commentaire clair et direct de l’initiateur du projet.

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Sal Khan fonde son enseignement sur les connaissances testées aux examens d’entrée dans les universités américaines.

Et aujourd’hui

La collection fait 2400 vidéos. La Khan academy a récolté plus de 150 000 $ de dons via le compte paypal de l’organisation, accessible via le compte youtube ou le site. Ainsi Khan peut se verser un petit salaire tout en se consacrant à 100% à l’enregistrement de leçons et à la communauté. La collection a commencé avec les mathématiques auxquelles elle réserve une grande part. Mais elle s’est aussi ouverte à la finance, l’économie, la chimie, les droits civiques, la physique….

Parlons-en de ce site tiens, je ne m’y étais pas rendu depuis 1 ans, et je suis à nouveau hyper impressionné de la cohérence du modèle de la Khan academy :
Chaque leçon youtube est intégrée à une page, comportant en plus un petit quizz de mise en pratique de la leçon. On est guidé intelligemment de leçon en leçon, puis de matière en matière.
Chacun a accès à un espace qui lui est personnel avec tout ses résultats aux leçons, ses point forts et faibles par sujets, une sorte de bulletin de notes et de progression dynamique en quelque sorte.
Encore plus fort : élève a l’école, professeur, principal, apprenti du dimanche, adulte en reconversion ou « Alien passant par là », il y a un rôle pour chacun et un discours adapté à chaque cible. Le prof peut très facilement fédérer ses élèves autour de son compte sur khanacademy.org par exemple. Il pourra alors accèder à des statistiques d’analyse et de surveillances de « sa classe » et de chacun des élèves. Idéal pour complèter un enseignement classique à l’école, et pour orienter chacun des élèves vers les leçons qui lui seront le plus utiles. Regardez donc la vidéo de présentation ci-dessous pour vous en convaincre.

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Et enfin pour ramener à la maison : Le TedTalk sur le phénomène :)

L’empire de la lessive a longtemps été célèbre pour sa culture archi-ROIste et tout le côté ultra-capitaliste qui va avec. Procter & Gamble ou Unilever, ça vous dit quelque chose ? Ils ont inventé le marketing moderne ! Enfin, « moderne », jusqu’à ce qu’Internet apporte lui-aussi son lot de nouveauté et avec ces nouveautés, une vague notion d’engagement de la part des marques envers leurs consommateurs…

Comment rendre la lessive beaucoup plus utile qu’elle ne l’est déjà ?

On retrouve Procter & Gamble dans le rôle du grand groupe qui doit démontrer une énième fois que ses lessives sont les meilleures des Etats-Unis (le fameux « lave plus blanc que blanc » a un peu trop vécu, non ?!)… Et comment s’en sortent-ils cette fois ? En créant les « Tide Loads of Hope » (Tide étant une marque du groupe, et « Loads of Hope » signifiant « cargaison d’espoir ») !

Dans un pays enclin à subir de plus en plus de catastrophes naturelles (on ne va pas épiloguer sur les causes…), la marque a décidé de porter assistance à ceux qui viennent de les subir ! Comment ? En envoyant une caravane à ses couleurs là où les catastrophes viennent de frapper, et donc, là où les victimes ont besoin d’aide pour se remettre sur pieds ! Une fois le convoi sur place, un stand de 32 machine non-énergivores, capable d’effectuer 300 lavages par jour, est monté en moins de temps qu’il ne faut à mon linge pour sécher !

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OK, porter une robe parfaitement blanche pour accueillir les secours n’est peut-être pas le plus grand soucis des victimes de séismes ou de cyclones, mais se sentir propre quand on a tout perdu, ça doit aider à positiver ! Et puis, dans une société où presque tout se doit d’être assuré, le nécessiteux d’aujourd’hui redeviendra l’hyper-consommateur d’hier, non ?

Le process d'intervention de Tide Loads of Hope

Et pour aller plus loin dans la démarche, Tide propose sur son site, des produits dérivés dont une partie des bénéfices permet de constituer une cagnotte « première urgence », ainsi qu’une boite à idée (et oui, le caritatif, c’est un métier !) permettant de répondre toujours mieux aux situations d’urgence…

Résultats ?

Depuis son lancement, le convoi a déjà posé ses machines dans 6 zones touchées par des catastrophes naturelles (dont la Nouvelle Orléans et Baton Rouge, médiatiquement très couvertes à la suite de carnage Katrina), effectué 34 000 lavages pour environ 27 000 familles dans le besoin ! Certes, la publicité opportuniste n’est pas toujours du meilleur goût, mais il faut prendre l’argent là où il se trouve… et à l’avenir aurons-nous réellement le choix ?!


Rien à voir mais quand même  : Pour ceux qui s’intéressent aux phénomènes conversationnels, bouche-à-oreille, et autres influences communautaires, Tremor est l’initiative de P&G dédiée au développement d’un réseau de 500 000 mamans hyper-connectées et hyper-influentes. Je vous laisse imaginer le potentiel d’une communauté de mamans aussi importante en matière d’e-Reputation pour des marques de « très » grande consommation…

Source : Influencia

Celles et ceux qui ont une télé et qui s’en servent de manière relativement mainstream n’ont pu passé à côté d’un phénomène : les américains mangent énormément de « snacks », et ce, dès le plus jeune âge ! Et la réalité dépasse peut-être même la fiction quand on lit les résultats de la dernière étude en date sur le sujet… 27% des calories ingurgitées par les enfants américains (2-18 ans) provient du snacking ! Si encore 75% des américains n’étaient pas en sur-poids, ça passerait surement bien… mais là !

Comment séduire les plus gros consommateurs de snacking du monde avec des légumes ?

Plus que des aliments, le snacking est un mode de vie donc pas la peine d’essayer de remettre bobonne (ou papa) derrière les fourneaux, c’est mort. Il va falloir attaquer les chips, pop-corn, crackers et autres coockies sur leur propre terrain ! C’est ce qu’a commencé à faire Mike Yurosek (l’histoire des « baby carrots ») en transformant les carottes non-calibrées en mini- carottes toutes mignonnes et surtout toutes commercialisables !

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Le succès fut tel que les « baby carrots » furent même proposées en alternative aux frites avec les burgers de l’ami Mickey (à Disneyland, donc) ! Mais l’effet de mode passé, il fallait trouver une vraie stratégie marketing pour pouvoir tenir tête à l’industrie du « grignotage gras, sucré et salé » dont l’emprise sur les enfants américains est, on l’a vu, énorme !

C’est désormais chose faite avec la campagne lancée hier par la toute puissante coopérative des bébés carottes à destination de la jeunesse yankee ! Leur strat ? utiliser les mêmes armes que leurs concurrents, tout en profitant de la tendance « diet food » qui sévit aux US. Et ici, on ne rigole pas :

  • des packagings à rendre jaloux Doritos (3 différents sont prévus),
  • présence dans les distributeurs aux alentours des écoles,
  • un univers créatif  aussi « attractif et décalé » que ceux des marques de snacks,
  • événementialisation saisonnière débridée (Les Scarrots débarquent pour Halloween !),
  • une appli mobile qui réagit au son du machônnage de carotte,
  • et bientôt un spot TV tout aussi barré que le reste…

Le tout pour un investissement de 25M $ et signé par Crispin Porter + Bogusky !

Les 3 packaging imaginés pour cette campagne intégrée

Résultats ?

A n’en point douter, un coup de jeune monstrueux pour les « baby carrots » et avec elles, peut-être toute l’industrie des fruits et légumes non transformés, qui est confrontée à un cruel rejet du consommateur moyen US. Et surement une bonne polémique de notre côté de l’Atlantique !

Je vois déjà les défenseurs de la noblesse gastronomique dénoncer LE sacrilège (en France, nous sommes spécialistes !)… Mais quand il s’agit de santé publique, et non plus de culture, ou de tradition, les méthodes importent-elles autant ? Je pense être un véritable amoureux de la bonne bouffe, mais les Etats-Unis ont franchi un cap très dangereux en matière d’alimentation et de santé, et ce, il y a très longtemps… Le débat est ouvert !

Source USAToday

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